Exploi­ter les données circu­lant sur les réseaux sociaux : le futur du marke­ting chinois

AugmentationConnaître les dési­rs de sa clien­tèle, prendre en compte les critiques, anti­ci­per les besoins, tels sont les objec­tifs de bien des respon­sables du marke­ting de par le monde. Li Xiao­lin, direc­teur de recherche chez Ipsos Chine, lance quelques pistes dans un article publié sur sino-manager.com.

Actuel­le­ment, le marke­ting en Chine se base d’une part sur des tech­niques appli­quées à l’étranger, et d’autre part sur des prévi­sions ou des tests sur des échan­tillons de clien­tèle obli­ga­toi­re­ment limi­tés. Du fait que les habi­tudes de consom­ma­tion changent en Chine plus vite qu’ailleurs il en découle un déca­lage entre l’offre et la demande, ce qui conduit inéluc­ta­ble­ment à un certain nombre d’échecs. Les budgets liés à la promo­tion et à la publi­ci­té sont en constante augmen­ta­tion, sans pour cela que les retom­bées soient toujours au rendez-vous.

Nous devons donc chan­ger rapi­de­ment d’orientation en utili­sant tant les outils que les données mises à notre dispo­si­tion avec Inter­net et la télé­pho­nie mobile. Pour­quoi en effet dépen­ser des sommes consi­dé­rables pour un spot publi­ci­taire diffu­sé le jour de grandes occa­sions alors que des sites tels que Youku peuvent nous appor­ter bien plus avec le marke­ting viral en étant vu par un poten­tiel de clien­tèle aussi impor­tant et mieux ciblé ?

Le micro­blo­ging, les réseaux sociaux, les forums sont dans le domaine de l’anticipation de véri­tables mines d’or. C’est là en effet que les consom­ma­teurs s’expriment le plus libre­ment en faisant état de leurs envies ou de leurs critiques sur un produit à venir ou déjà commer­cia­li­sé. Mettre en place un système permet­tant de récu­pé­rer les mots clefs de ces discus­sions ferait donc gagner énor­mé­ment de temps, et par consé­quent d’argent. Des enquêtes auprès des consommateurs-internautes ou utili­sant les services de télé­pho­nie moile peuvent égale­ment appor­ter un plus en nous donnant non pas l’avis de quelques milliers de personnes inter­ro­gées, mais de millions. Une fois ces données récu­pé­rées, il suffi­rait alors de les regrou­per par thèmes et de les analy­ser. Reste à régler les aspects tech­niques et juri­diques de ce genre de collecte, ainsi que la rému­né­ra­tion des four­nis­seurs.

Pour conclure, Li Xiao­lin fixe un délai de 5 ans après lequel il risque d’être trop tard pour bien des socié­tés n’ayant su s’adaper à ces nouvelles tech­niques. Il ajoute qu’aujourd’hui, ce qui fait la force de certains produits est avant leur noto­rié­té. Les grandes marques locales ou étran­gères ne laissent en effet que peu de place et d’espoir aux struc­tures plus petites alors que leurs produc­tions sont parfois bien plus en rapport avec les dési­rs de la clien­tèle, mais aussi bien moins connus. « J’y avais pensé, la socié­té xxx l’a fait » semble être le slogan d’avenir pour bien des entre­prises.

Source : http://www.sino-manager.com

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