Enfin, il pleut !

Rien d’extraordinaire pensez-vous, la pluie étant un phéno­mène des plus natu­rels. Seule­ment voilà, depuis quatre ans les abon­dantes préci­pi­ta­tions qui étaient aupa­ra­vant habi­tuelles en ce mois d’avril se limi­taient à quelques averses ne mouillant même pas la pous­sière. Si le niveau de la rivière a ainsi bais­sé de plusieurs mètres, de très nombreuses nappes phréa­tiques se sont quant à elles retrou­vées à sec, ce qui n’est pas sans créer de soucis à des agri­cul­teurs déjà peu gâtés.

Depuis une semaine, la nature semble avoir retrou­vé son rythme normal et il ne reste plus qu’à espé­rer que cette amélio­ra­tion soit durable. Bien plus préju­di­ciable que la fin du show d’Ai Wei Wei, la séche­resse des dernières années a un effet direct sur les prix des fruits et légumes et donc sur le taux d’inflation. La hausse du PIB devant être moins élevée que ces dernières années en raison du marasme persis­tant dans les écono­mies occi­den­tales, c’est sur cet indice que les auto­ri­tés chinoises ont déci­dé de concen­trer leurs efforts, et par consé­quent sur le prix des produits de première néces­si­té.

Si les prix peuvent plus ou moins être contrô­lés, il en est tout autre­ment pour la pluie, même si les chinois arrivent parfois à faire la pluie ou le beau temps. Ces préci­pi­ta­tions sont par consé­quent les bien­ve­nues, même si elles s’accompagnent de quelques désa­gré­ments pour les non ruraux.