DSK, vous ne savez pas ce que vous perdez

Revenir En France« Beau­coup de monde s’est pres­sé pour le saluer. « Plusieurs centaines » selon des témoins. « Il a été applau­di. L’ambiance était chaleu­reuse » commen­tait un cadre. Beau­coup, notam­ment des femmes, en parti­cu­lier afri­caines, ont souhai­té se faire photo­gra­phier avec lui. »

Ces quelques lignes sont extraites d’un article rela­tant les excuses dont DSK s’est fendu auprès de ses anciens colla­bo­ra­teurs du FMI. Inutile de souli­gner les quelques mots sur les femmes afri­caines, le témoin semblant subju­gué par la person­na­li­té de son ancien patron dont il récu­pé­rait peut-être certaines adresses.

Cela étant, on peut se poser la ques­tion sur l’avenir de cet homme qui avait en main toutes les cartes pour deve­nir le futur président de la France, mais qui a préfé­ré l’odeur de la pipe. Pas plus à gauche qu’en France en géné­ral, la popu­la­tion ne semble dési­rer une parti­ci­pa­tion quel­conque de DSK aux affaires du pays, du moins selon un dernier sondage, ce qui peut se comprendre de par la fin cala­mi­teuse et biscor­nue de cette affli­geante histoire de cul, le QI étant lui au placard comme le sous-entend Michel Rocard.

DSK va sans doute prochai­ne­ment reve­nir en France pour faire un tour d’honneur auprès de ses quelques fans avant de trou­ver un emploi dans la finance ou tout milieu four­millant de femmes de ménage ou secré­taires dociles. Anne écri­ra sans doute un livre sur le « combat » qu’elle a mené auprès de l’amour de sa vie, histoire de donner une leçon de savoir-vivre aux femmes cocues qui auraient encore quelques réti­cences à accep­ter cette situa­tion.

Pour la France, le plus impor­tant dans l’immédiat reste la rentrée scolaire avec son manque chro­nique d’enseignants, ses grèves déjà program­mées en octobre, ce qui condui­ra son pays vers la fin de l’année avec ses faux airs de fêtes. Dès cette période passée, il sera temps de mettre à plein régime les vieux moteurs élec­to­raux tour­nant depuis 5 ans au ralen­ti. Les Fran­çais se mettront à rêver à la venue d’un messie (mais non !) et patien­te­ront le temps de l’atterrissage avant de reprendre leur train-train quoti­dien.

Dommage que DSK ne se présente pas pour donner à cette période un air de partouze natio­nale qui pour un temps redon­ne­rait le sourire à mes compa­triotes. Pour résu­mer : vous ne savez pas ce que vous perdez !