DSK est de retour, allé­luia !

reposSi en 1963 la chan­teuse Rika Zaraï fêtait le retour de Michaël, ils sont peu nombreux à être heureux de celui de DSK, pour­tant issu du même peuple d’élus. Ce sont juste­ment ces élus ou plus exac­te­ment futurs-élus qui font le plus la grimace. De la droite à la gauche, des amis d’hier deve­nus aujourd’hui détrac­teurs de l’ancien direc­teur du FMI, c’est la peur qui se révèle être le senti­ment le plus palpable.

Pour la droite, le tinta­marre média­tique autour de ce reflux au bercail agace en faisant de l’ombre à un paysage poli­tique d’ores et déjà en place. À gauche ce sont deux éléments qui viennent trou­bler le pesant sommeil de ce parti n’existant plus que pour donner un semblant de démo­cra­tie. Le premier est la peur de voir DSK prendre ouver­te­ment parti pour l’un ou l’autre des candi­dats à des primaires pouvant égale­ment se nommer primates vu l’envergure des candi­dats en lice. Celui ou celle qui « béné­fi­cie­rait » de ce soutien aurait en effet bien du mal à le refu­ser tout en étant conscient du poison conte­nu dans la boîte présen­tée en cadeau. Défendre l’indéfendable au nom de quelques appuis d’irréductibles fumeurs de pipes revien­drait à un suicide, ce qu’aucun des préten­dants ne souhaite.

Le deuxième serait que DSK se présente, non pas au nom du PS, mais en son propre nom. Les Fran­çais n’étant guère répu­tés pour leur mémoire dans le domaine poli­tique, il gêne­rait alors les préten­dants au trône, que ceux-ci soient de droite ou de gauche. La déci­sion de faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre n’appartenant de plus qu’à DSK lui-même ou à son staff poli­tique, les critiques à son égard émanant de son ancien camp devront se faire avec le plus de douceur possible, histoire d’empêcher une candi­da­ture non dési­rée. Toute­fois, et lors des débats télé­vi­sés à venir, la droite ne manque­ra pas d’aiguillonner le candi­dat PS qui aura dès lors bien du mal à se posi­tion­ner de manière confor­table, à moins bien évidem­ment de deman­der quelques conseils à DSK deve­nu orfèvre en kama­su­tra et autres tech­niques contor­sion­nistes.

Une troi­sième hypo­thèse est que DSK se retire dans un monas­tère non pas reli­gieux, mais finan­cier comme savent le faire les gens de son rang et de sa classe sociale. Un emploi repo­sant entou­ré de secré­taires toutes plus sexy les unes que les autres serait en effet sans commune mesure avec les boudins minis­té­riels embau­chés pour cause de quota. Pour ma part je penche vers cette solu­tion d’autant plus que même « viagra­ri­sé » DSK vieillit et devrait deve­nir moins pres­sant que par le passé. En atten­dant une déci­sion qui devrait inter­ve­nir dans les prochaines semaines, les ventes de préser­va­tifs visant à éviter les rapports poli­tiques à risque vont explo­ser, ce qui est toujours bon pour l’économie de notre pays.