Droits de l’Homme à l’ONU : la Chine n’y a pas pensé, Israël l’a fait

droit de l'homme en chine organismeIsraël vient de déci­der de rompre tout contact avec la commis­sion onusienne char­gée des droits de l’homme. La raison en est le feu vert donné à une enquête visant à déter­mi­ner les réels impacts de la colo­ni­sa­tion des terri­toires pales­ti­niens.

« Cet orga­nisme hypo­crite n’a rien à voir avec les droits de l’Homme. Son parti pris et son manque d’objectivité sont évidents, et nous n’avons aucune raison de coopé­rer avec lui »

A décla­ré le chef de la diplo­ma­tie, Avig­dor Lieber­man, tout en appe­lant les pays libres à en faire de même. Seul souci, ce que le diplo­mate appelle des pays libres serait plutôt des pays amis ou libres de faire ce qui leur plait puisque la phrase exacte est celle-ci :

« Nous ne serons pas acteurs dans ce théâtre de l’absurde, car 70% des déci­sions de ce Conseil sont hostiles à Israël. Nous envi­sa­geons de deman­der aux pays libres, comme les États-Unis, de s’en reti­rer »

C’est en effet un peu comme si la Chine agis­sait de même en deman­dant à la Corée du Nord, à la Birma­nie ou à d’autres pays à l’idéologie proche de faire front contre un occi­dent « hypo­crite ». Nous aurions alors droit à la levée de boucliers habi­tuelle repro­chant à la Chine de faire du chan­tage pour cacher quelque chose d’immonde comme un Guan­ta­na­mo chinois ou un centre de réten­tion fran­çais. L’Iran en est un autre exemple puisque le refus de lais­ser visi­ter certains sites a été auto­ma­ti­que­ment inter­pré­té comme étant une volon­té de dissi­mu­ler quelque chose.

Impen­sable dans le cas d’Israël qui occupe illé­ga­le­ment des terri­toires depuis 1967 pour le seul bonheur des Pales­ti­niens qui sans eux ne seraient rien. Bien moins de condam­na­tions toute­fois de la part des « pays libres » que lorsqu’il s’agit du Tibet, le « pays libre » améri­cain ayant à chaque occa­sion utili­sé son droit de veto avec bien moins de vagues que lorsque ce même droit est utili­sé par la Chine sur la réso­lu­tion Syrienne.

Deux poids, deux mesures ? Vous n’y êtes pas du tout. Il s’agit seule­ment de proté­ger un pays libre contre les hypo­crites dési­rant aller voir ce qui se passe dans ces colo­nies d’un autre temps. Il est vrai qu’elles ne sont pas encore renom­mées Dépar­te­ments et Terri­toires d’outre-mer, mais « posses­sions belli­gé­rantes », ce qui il est vrai est nette­ment moins hypo­crite qu’une Chine nommant régions auto­nomes le Tibet ou le Xinjiang.

Après l’entrée tumul­tueuse de la Pales­tine au sein de l’UNESCO, il fallait bien s’attendre à un mouve­ment de mauvaise humeur de la part d’Israël qui sait pouvoir comp­ter sur les pays libres, soit ceux qui peuvent tout se permettre sans être trop inquié­tés.

Si les auto­ri­tés chinoises, bien qu’ayant encore beau­coup de progrès à faire, tentent d’allier les recom­man­da­tions des divers orga­nismes inter­na­tio­naux avec l’idéologie poli­tique et la culture chinoise, d’autres pays plus libres disent simple­ment « Merde » à ces orga­ni­sa­tions, sans doute au nom de la liber­té d’expression et du droit des peuples à dispo­ser d’eux-mêmes, même si dans ce cas précis il s’agit de dispo­ser des autres.

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