Dongfeng-Peugeot : atten­tion au retour de manivelle

dongfengEn France, ce sont habi­tuel­le­ment les syndi­cats qui sont accu­sés d’avoir contri­bué à la ferme­ture d’une entre­prise. Dans le cas de Peugeot, c’est le président du conseil de surveillance qui traîne les pieds depuis le début des négo­cia­tions. L’entrée de Dong­feng et de l’État fran­çais dans le capi­tal de la socié­té déplait à Thier­ry Peugeot et il vient de le faire savoir à son cousin, président de la holding familiale.

Thier­ry Peugeot préfè­re­rait faire appel au marché, ce même si celui-ci sera peut-être moins enclin que Dong­feng à perdre plusieurs centaines de millions dans une entre­prise certes glorieuse, mais large­ment défi­ci­taire. Côté Dong­feng, on patiente tout en trou­vant ces tergi­ver­sa­tions pénibles.

Certains conseillers chinois seraient même parti­sans d’un aban­don pur et simple du projet d’investissement en paral­lèle d’une révi­sion des accords de joint-venture liant actuel­le­ment les deux socié­tés. Déjà asso­cié à plusieurs grands construc­teurs, la perte de Peugeot ne repré­sen­te­rait pas une perte mortelle, ce qui serait très diffé­rent pour son parte­naire actuel. « Casse-toi pauvre Peugeot » pour­rait donc à terme venir prendre la place du célèbre « Casse-toi pov’con » pronon­cé par l’ancien président français.