Deuxième enfant : la fin des usines à jumelles

Après la corrup­tion et la pros­ti­tu­tion, ce sont certaines cliniques privées qui sont touchées par les mesures prises par le gouver­ne­ment. Lesquelles ? Celles spécia­li­sées dans la procréa­tion médi­ca­le­ment assistée.

cliniqueEn 2012, une étude a révé­lé que 67 % des femmes faisant appel aux tech­niques de fécon­da­tion in vitro auraient pu être enceintes sans cette aide. Avec des coûts de trai­te­ment en baisse et un taux de réus­site élevé, ce sont des dizaines de milliers de couples qui ont ainsi pu contour­ner la loi sur l’enfant unique. Le texte limite en effet le nombre de gros­sesses et non celui des enfants. La nais­sance de jumeaux ou plus est par consé­quent exclue du cadre de la loi puis qu’issus d’une même grossesse.

C’est ce qui explique que depuis quelques années, le nombre de cliniques spécia­li­sées a forte­ment augmen­té, ce secteur étant d’une excel­lente renta­bi­li­té avec des sommes loin d’être toutes offi­ciel­le­ment comp­ta­bi­li­sées. Depuis quelque temps, la grimace fait place au sourire qu’affichaient ces méde­cins ou inves­tis­seurs, grands amateurs de Porsche Cayenne et autres produits de luxe.

Avec la mise en appli­ca­tion de la nouvelle loi sur les nais­sances qui sera appli­quée à tout le pays d’ici la fin de l’année, c’est une bonne partie du pactole poten­tiel qui s’éloigne. Le nouveau dispo­si­tif permet­tant une deuxième gros­sesse, avoir recours à la procréa­tion médi­ca­ment assis­tée revêt bien moins d’intérêt. Moins de contraintes pour la future mère et de substan­tielles écono­mies ont de forts risques d’imposer une baisse de niveau de vie à ceux qui exploi­taient ce filon.

Encore un secteur de l’économie chinoise qui ne dit pas merci au gouver­ne­ment de Xi Jinping.