Deux spécia­listes des échecs se rencontrent

GrandeurLes points communs entre les eux éminents person­nages ne paraissent pas évidents au premier abord, mais sont pour­tant nombreux. Ils sont en effet tous deux spécia­listes des échecs après avoir pour­tant pensé avoir savam­ment placé leurs pièces. Un autre point est leur enne­mi commun repré­sen­té par la Chine à qui ils attri­buent une bonne partie des problèmes rencon­trés par les peuples qu’ils sont plus ou moins censés repré­sen­tés.

Un autre élément qui unit les deux hommes est l’échec d’une poli­tique unique depuis des décen­nies. Pour Obama, ce prin­cipe visi­ble­ment immuable vise à main­te­nir la gran­deur d’un pays au travers de sa seule très rela­tive force armée. Pour le second, espèce de repré­sen­tant de commerce d’une diaspo­ra revan­charde, l’échec est pire puisque malgré l’aide incon­di­tion­nelle de l’occident, il est vrai toujours très limi­tée par manque de courage, les résul­tats sont nuls si l’on met à part la hausse de noto­rié­té de la seule personne présen­tée comme chef de file d’une cause diffi­ci­le­ment défi­nis­sable.

En la personne du Dalaï-Lama, l’occident s’est trou­vé une marion­nette qui amuse certes les enfants que sont certains diri­geants poli­tiques, mais dont le rôle s’est arrê­té depuis long­temps aux portes du diver­tis­se­ment. Il faut dire que la mise en scène était initia­le­ment médiocre car imagi­née par des personnes ne connais­sant que peu l’histoire réelle de cette région, et ressemble bien plus à un mauvais film de science-fiction qu’à un récit un tant soit peu histo­rique.

Pour Obama, les respon­sa­bi­li­tés sont plus modé­rées puisqu’ayant héri­té d’une situa­tion déjà catas­tro­phique dans bien des domaines. Celui qui devait redon­ner des couleurs ou de la couleur aux États-Unis ne peut tech­ni­que­ment à lui seul donner de la matière à un scéna­rio sordide, et ce malgré les scènes de guerre et autres effets spéciaux aux ficelles souvent de plus en plus grosses. Colo­ri­ser un vieux navet en noir et blanc n’a jamais suffi à en faire un chef-d’œuvre. C’est-ce qu’est en train de se rendre compte le peuple améri­cain qui comme bien d’autres ferait mieux d’écrire lui-même son histoire au lieu de lais­ser cette tâche à des lobbies finan­ciers plus inté­res­sés par l’aspect pure­ment commer­cial que par la valeur du conte­nu.

Il était donc normal que les deux hommes se rencontrent, sans doute pour que chacun se repose quelques minutes sur l’épaule de l’autre en montrant du doigt le « méchant » qu’ils présentent aux yeux du monde comme étant la cause de leur misère. Les deux se gardent toute­fois bien d’accuser ouver­te­ment cette horrible Chine, préfé­rant jouer le seul rôle qui leur aille comme un gant, soit celui de l’hypocrite fourbe tentant de jouer par obli­ga­tion sur les deux tableaux. L’un décla­rant qu’il ne demande pas l’indépendance, mais une totale auto­no­mie, ce qui revient exac­te­ment au même, et l’autre expli­quant que le Tibet fait partie inté­grante de la Chine, soit l’inverse de ce que dit le premier, tout en se disant d’accord avec lui. C’est en partie ces analyses contra­dic­toires, mais qui unissent les deux hommes dans une vision commune qui les ont conduits à l’échec, ce genre de contor­sion se répé­tant dans bien d’autres domaines en ce qui concerne le président améri­cain dont ses prédé­ces­seurs ont finan­cé en grande partie les campagnes de commu­ni­ca­tion et autres du reli­gieux tibé­tain.

Les deux ont fait rêver certains grâce à des promesses qu’ils savaient eux-mêmes impos­sibles à tenir, mais auront réus­si à assu­rer du moins pour un temps leur soif de noto­rié­té au nom des peuples qui ont hélas cru en eux. Dans quelques jours, plus personne ne parle­ra de cette rencontre et ne reste­ront dans les deux cas que les problèmes, ceux-ci étant loin d’être seule­ment spiri­tuels, pour les peuples bien évidem­ment.