Deux clients de moins pour Mercedes

mercedesRési­dant dans la cité balnéaire de Beihai dans le Guangxi, ce couple faisait plei­ne­ment partie de la classe des nouveaux riches. Plusieurs appar­te­ments et 2 Mercedes ajou­tés à un compte en banque bien garni permet­taient à ces deux quadra­gé­naires de figu­rer parmi ceux ayant réus­si à grim­per plusieurs barreaux de l’échelle sociale.

Gérants d’un impor­tant salon de massage, les béné­fices tour­naient aux alen­tours de 150 000 yuans mensuels (18 000 euros) ce qui explique le train de vie. Aujourd’hui, les luxueux appar­te­ments ont lais­sé leur place à une cellule exiguë et l’épouse sa limou­sine au béné­fice d’un four­gon cellu­laire. Le mari origi­naire du Zhejiang a préfé­ré pour sa part prendre la fuite pour ne pas avoir à expli­quer les raisons de sa fulgu­rante réus­site. Faisant miroi­ter un système équi­table de parte­na­riat, le person­nel du salon était compo­sé de 5 personnes âgées de 15 à 18 ans origi­naires de la région voisine du Yunnan.

En fait de massages, il s’agissait unique­ment de pros­ti­tu­tion, ce qui explique la renta­bi­li­té de cette entre­prise. Les 5 jeunes filles dispo­saient chacun d’un bureau équi­pé d’un ordi­na­teur portable, de carnets de factures ainsi que des inévi­tables préser­va­tifs. Avec un mini­mum de 10 clients par jour la renta­bi­li­té était au rendez-vous, ce d’autant plus que les mens­trua­tions des employées étaient contrô­lées par un trai­te­ment dédié impo­sé par les employeurs.

Cette « petite entre­prise » a ainsi traver­sé la crise sans encombre en commen­çant ses acti­vi­tés en mars 2009. Plus de quatre ans sans être inquié­té deman­dant certaines couteuses relations,il reste à savoir si l’enquête actuel­le­ment en cours ira jusqu’à remon­ter à des niveaux souvent bien placés. Les cinq jeunes filles ont été placées en déten­tion admi­nis­tra­tive en atten­dant leur place­ment dans un centre de réédu­ca­tion où elles devront apprendre une nouvelle forme de vie.