Des pois­sons et pas qu’en avril

carpeChaque Chinois mange annuel­le­ment une moyenne de 26 kg de fruits et pois­sons de mer auquel il faut ajou­ter les 12 kg prove­nant des rivières et élevages en eau douce assu­rant à la Chine une première place mondiale. Comme pour les viandes, les fruits et les légumes, les pois­sons sont majo­ri­tai­re­ment ache­tés sur les marchés locaux et de façon quoti­dienne. S’il est diffi­cile d’amener un porc vivant pour le débi­ter sur place, les pois­sons sont souvent choi­sis vivants par les clients, le doute étant une constante dans la popu­la­tion chinoise.

Il est commun de trou­ver au bord des rivières des parcs héber­geant des milliers de pois­sons. Si ces empla­ce­ments peuvent lais­ser penser à une acti­vi­té proche de la nature, les pisci­cul­teurs ont souvent tendance à se lais­ser atti­rer par le chant des sirènes promet­tant un impor­tant profit. Venant s’ajouter à la pollu­tion de certains cours d’eau, la nour­ri­ture dispen­sée aux pois­sons a en prio­ri­té pour fina­li­té de réduire la durée d’élevage tout en donnant un maxi­mum de poids.

Heureu­se­ment demeurent quelques lieux épar­gnés où la nature est encore rela­ti­ve­ment épar­gnée. C’est ainsi que la rivière traver­sant le district d’Hengxian où je réside compte pas moins de 250 espèces de pois­sons comes­tibles. Ce large choix a permis aux restau­ra­teurs locaux de se forger une excel­lente répu­ta­tion en propo­sant de nombreuses spécia­li­tés à base de pois­son. Les parti­cu­liers ne sont pas en reste avec une cuisine exploi­tant les quali­tés d’un de ces produits d’eau douce.

Dans la recette qui suit il s’agit d’une carpe, pois­son qui s’adapte aisé­ment à de nombreuses prépa­ra­tions culinaires.