Des millions d’élèves sans-papiers, l’idée progresse

Il n’est pas impos­sible que d’ici à quelques années des millions de jeunes écoliers arrivent à la porte de leur établis­se­ment scolaire les mains aux poches ou ne s’y présente même plus en rece­vant les leçons et exer­cices direc­te­ment à leur domi­cile. Avec la forte expan­sion des tablettes propo­sées à des prix de plus en plus bas, les respon­sables chinois ont déjà mis en place une solu­tion « zéro manuel scolaire version papier » dans certaines écoles pilotes.

Si comme d’habitude quelques grandes villes servent de test dès cette rentrée, ce système pour­rait béné­fi­cier en prio­ri­té aux établis­se­ments scolaires ruraux où l’éloignement du domi­cile et la diffi­cul­té d’accès due à des régions monta­gneuses handi­capent les jeunes élèves. Les écoles en milieu rural ayant un coût élevé en rapport de leur fréquen­ta­tion avec des ensei­gnants souvent coura­geux, mais toujours d’un niveau suffi­sant, cette aide élec­tro­nique pour­rait se révé­ler être un coup de pouce appré­ciable.

De manière bien plus aisée qu’un livre papier impri­mé à des millions d’exemplaires qui doit par consé­quent être renta­bi­li­sé dans le temps, un e-book peut être mis à jour à peu de frais et à un rythme permet­tant de suivre l’évolution de près l’évolution de certaines matières et programmes. L’aspect écolo­gique est égale­ment mis en avant pour convaincre certains oppo­sants, la suppres­sion même partielle des livres papier permet­tant de préser­ver de nombreuses forêts indis­pen­sables à l’équilibre du pays et de la planète dans son ensemble.

S’il est peu probable que chaque élève chinois se verra attri­bué un iPad, les auto­ri­tés comptent bien mettre une pres­sion suffi­sante sur les construc­teurs locaux pour que soit conçue dans les plus brefs délais une tablette à bas prix qui serait ensuite finan­cée tant par les écono­mies faites sur les livres que par des aides aux familles les moins aisées finan­ciè­re­ment. Ce projet a beau n’être qu’une étude au stade embryon­naire, les respon­sables en charge de l’éducation semblent pous­ser au maxi­mum ce dossier afin qu’il abou­tisse dans les délais les plus courts possible.