Dela­noë invi­té d’honneur du bal des faux-culs

Dela­noë, élu maire de paris pour mettre fin à l’empire corrom­pu Tibe­ri, s’intéresse autant au futur du Tibet qu’à sa ville, ne voyant en ces deux tâches qu’un esca­lier pour les élec­tions prési­den­tielles de 2012.

Le but du tinta­marre n’est en effet qu’une façon de rame­ner à lui un élec­to­rat boboiste bour­geois ou si vous préfé­rez Pari­sien pour qui les hauteurs de l’Himalaya rappellent le dernier séjour à Cour­che­vel et les moines en exil les reli­quats de croyance héri­tés de leurs parents, purs chré­tiens prati­quants, se rendant à la messe le dimanche pour pouvoir criti­quer son voisin de prières après avoir commu­nié.

Le gouver­ne­ment étant obli­gé de compo­ser avec la Chine pour raison poli­tique et écono­mique, il est donc tout à fait normal dans un système d’opposition systé­ma­tique, où seule la carrière person­nelle compte, de trou­ver le maire de Paris aux avant-postes des « dalaïstes » en tous genres ; très heureux de trou­ver dans la capi­tale un tambour de réson­nance à une cause qui a une heureuse tendance à tomber dans le silence et qui ne fait plus recette auprès d’une opinion publique acca­pa­rée par d’autres problèmes dont ces mêmes poli­tiques ne se préoc­cupent guère. Ajou­tez à cela le futur scru­tin euro­péen qui a fait sortir le râteau qui s’élargit au fil du temps et ressemble de plus en plus à la herse utili­sée dans les dépôts d’ordures.


Paris n’est pas la France, mais l’on retrouve ce genre d’adeptes de la « pensée exilo-tibétaine » un peu partout, tout en étant très parse­mée au sein de nombreuses castes sociales. Les raisons de cet engoue­ment ont rare­ment un rapport avec les vrais problèmes tibé­tains et ces personnes ne font que répé­ter ce qu’elles ont enten­du de la part de sources, elles-mêmes triées dans la classe embour­geoi­sée de gauche et de droite où le plus impor­tant est d’avoir un avis, aussi éloi­gné de la réali­té soit-il.


La bour­geoise provin­ciale, à la recherche d’émotions que son âge avan­cé ne lui permet plus , va passer en boucle le dernier CD des incan­ta­tions du Dalaï-Lama, non pas tant par plai­sir, mais davan­tage pour que celles-ci soient enten­dues et contri­buent ainsi à la sortir de sa torpeur intel­lec­tuelle et cultu­relle, mais aussi se venger, à son bas niveau, du marché perdu par l’entreprise de son fils au béné­fice d’une entre­prise Chinoise ; que voulez-vous, chacun lutte avec ses armes !


Il faut y rajou­ter une couche mouvante qui cherche un combat sans risque et où le plus impor­tant est d’être du côté du poli­ti­que­ment bien-pensant, se limi­tant là aussi à énumé­rer les discours usagés des free-Tibet et autres offi­cines finan­cées par la NED. Une place au para­dis boud­dhiste vaut bien d’aller deux fois par an se défou­ler dans la rue en bran­dis­sant le drapeau esthé­ti­que­ment réus­si d’un pays virtuel que personne ne recon­naît et cela n’est pas sans rappe­ler les jeux de rôle ou autres réseaux sociaux où l’on peut s’inventer une vie autre que celle bien morne de ces personnes pour qui la vie se résume à un espace vide entre la nais­sance et la mort.


Une fois grat­tée la couche de vernis, vous retrou­vez chez ces personnes tout ce qui fait une partie de la France d’aujourd’hui, déca­dente et envieuse, mais inca­pable de lutter face aux défis de la vie moderne.


Pour paro­dier la chan­son de jacques Brel, je dirai : chez ces gens-là Monsieur, on ne réflé­chit pas, on ne pense pas, on s’invente Monsieur.

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Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois. Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes. La reproduction totale ou partielle des articles de ce site n'est en aucun cas permise sans autorisation.