Dans le Hubei, le savoir est trans­mis par intra­vei­neuse

webUne tren­taine d’élèves qui tard le soir préparent le gaokao, l’examen de fin d’études secon­daires. Rien d’extraordinaire si ce ne sont les flacons de perfu­sions dispo­sés à leurs côtés et qui ont dans un premier temps fait penser qu’il s’agissait d’étudiants malades. La réali­té est toute autre puisqu’il s’agit en fait d’acide aminé qui est ainsi instil­lé goutte à goutte et dont le but est de donner un supplé­ment d’énergie.

Si ces jeunes sont peut-être toute­fois malades de risquer de ruiner ainsi leur santé, la faute en revient à un système où tout s’arrête si vous avez le malheur d’échouer à l’examen. L’avenir de la vie privée étant de plus en plus lié à celui profes­sion­nel, il a donc appa­ru à ces jeunes gens comme indis­pen­sable de mettre toutes les chances de leur côté. Diffu­sée sur le web, cette photo crée un véri­table scan­dale adres­sé en prio­ri­té à l’encadrement qui laisse faire de telles choses lorsqu’il ne les encou­rage pas. Une enquête est en cours et devrait mettre un terme au mini­mum à la carrière du direc­teur de cette école du Hubei qui empo­chait 10 yuans pour chacune de ces potions, la dispo­ni­bi­li­té de celles-ci étant inscrite dans la même liste que les ouvrages dispo­nibles en biblio­thèque.

Il semble que cette pratique était connue de bien des ensei­gnants, les élèves eux ne pouvant que suivre une méthode pour­tant des plus douteuse. En ce qui concerne les respon­sables locaux de l’enseignement, ils devaient être ailleurs et n’ont sans doute pas leurs enfants dans cette école. S’agit-il d’un cas isolé ? Rien de moins sûr.