Chine-Abe : appuyer où ça fait mal

yeshiAprès les protes­ta­tions « méca­ni­ques » du porte-parole du minis­tè­re des Affai­res étran­gè­res concer­nant la visi­te du premier minis­tre Shin­zo Abe au sanc­tuai­re de Yasu­ku­ni , la situa­tion a été jugée assez grave pour que le minis­tre en person­ne monte au créneau.

Si ces deux inter­ven­tions demeu­rent toute­fois dans la logi­que, celle du conseiller d’État et ancien minis­tre des Affai­res étran­gè­res Yang Jiechi appor­te une toute autre dimen­sion. En deman­dant au « Neta­nya­hu » asia­ti­que de recon­nai­tre et corri­ger son erreur, le gouver­ne­ment chinois veut exploi­ter cette histoi­re qui n’a pour­tant rien d’une premiè­re. Profi­tant des réac­tions indi­gnées de la Corée du Sud et de la réac­tion criti­que de certains autres pays, dont les USA, la Chine entend ainsi se donner un rôle de victi­me que tout auto­ri­se dès lors à se venger.

Les jours à venir vont donc être cruciaux pour les rela­tions entre les deux pays et peut-être pour l’avenir même du premier minis­tre nippon. Tant inté­rieu­re­ment que sur la scène inter­na­tio­na­le, les actions anti­chi­noi­ses d’Abe sont consi­dé­rées comme exces­si­ves et risquent fort de se retour­ner contre lui.