China­leaks : le dernier coup de Geor­ge Soros ?

george-sorosSans doute y a-t-il du vrai dans l’enquête réali­sée par le grou­pe de jour­na­lis­tes de l’ICIJ. Le problè­me est que si un juge d’instruction peut se préva­loir d’une rela­ti­ve indé­pen­dan­ce, il en est tout autre­ment lorsqu’il s’agit de jour­na­lis­tes. En Fran­ce par exem­ple, ce métier est l’un des rares où la loi impo­se le sala­riat, que celui-ci soit à temps plein ou partiel. Dès lors, et comme tout sala­rié, un jour­na­lis­te fran­çais ne peut jouir d’une réel­le indé­pen­dan­ce puis­que doit respec­ter les consi­gnes comme dans n’importe quel­le entre­pri­se.

Dans le cas de l’ICIJ, il s’agit d’un réseau regrou­pant 160 repor­ters travaillant pour divers médias et dans diffé­rents pays. Logi­que dès lors que Le Monde, El Pais et autres publient le résul­tat de l’enquête puis­que font partie de ce consor­tium.

Pour finan­cer cette opéra­tion et les autres, l’ICIJ s’est appuyé sur ses fonda­teurs qui sont majo­ri­tai­re­ment des orga­nis­mes améri­cains se présen­tant comme cari­ta­tifs. On y trou­ve par exem­ple la Fonda­tion Oaks, produit de l’église métho­dis­te, la Fonda­tion Packard et oh ! Surpri­se, l’Open Socie­ty fondée et diri­gée par Geor­ge Soros.

Multi­mil­liar­dai­re à clas­ser dans la liste des anti­com­mu­nis­tes décla­rés, Geor­ge Soros verrait sans doute d’un bon œil la Chine s’effondrer d’une maniè­re ou d’une autre, ce après avoir été à l’origine de nombreu­ses atta­ques contre l’Euro et de l’effondrement de la Banque d’Angleterre en 1992. D’un autre côté, les para­dis fiscaux il connaît puis­que son fonds d’investissement est domi­ci­lié dans l’un d’entre eux (Antilles Néer­lan­dai­ses). De là à penser que celui condam­né pour délit d’initié dans l’affaire de la Socié­té Géné­ra­le a ouvert un certain nombre de portes à ses employés jour­na­lis­tes de l’ICIJ, il n’y a qu’un pas ne néces­si­tant pas un énor­me effort.

La présen­ce de Geor­ge Soros dans ce milieu vague­ment jour­na­lis­ti­que jette dès lors une ombre, non pas sur le conte­nu même de l’enquête, mais sur les moti­va­tions réel­les de ces révé­la­tions. Un autre élément lais­se penser à un télé­gui­da­ge des employés de l’ICIJ. Il appa­rait en effet bizar­re que seuls les noms des respon­sa­bles chinois soient publiés alors que les « enquê­teurs » en ont à coup sûr croi­sé des plus proches, voire très proches.

Après la version Dalai-Lama dont la série d’épisodes se termi­ne par une mise à la retrai­te de l’acteur prin­ci­pal après des années de produc­tion finan­cée par la CIA, et à l’occasion Geor­ge Soros, certai­nes offi­ci­nes souvent enco­re plus opaques se doivent de trou­ver un rempla­çant. Ces révé­la­tions tombent à point nommé pour occu­per le siège lais­sé vacant par le Mr Jekill tibé­tain, les budgets de certai­nes fonda­tions dédiées atten­dant de trou­ver un nouveau béné­fi­ciai­re.

En parlant d’argent, une ques­tion à poser aux intè­gres jour­na­lis­tes de l’ICIJ : « Combien la prime pour la China­leaks ? » Peu de chan­ces d’obtenir une répon­se. Concer­nant certains lecteurs de médias dont le rôle n’est plus d’informer, mais l’inverse, c’est la phra­se d’une chan­son de Jacques Brel qui convient le mieux : « Chez ces gens là on ne réflé­chit pas, on gobe ».