Cheung Wing Ming : les Chinois copient même nos tueurs en série

Les ChinoisHenri Dési­ré Landru est-il à l’origine d’une voca­tion près d’un siècle plus tard ? C’est ce que l’on peut penser après l’arrestation dans le Yunnan de Cheung Wing Ming, un Chinois de 56 ans. Comme son prédé­ces­seur, ce sont 11 personnes qu’il a assas­si­nées avant de les décou­per, inci­né­rer ou enter­rer. Si certaines sources avancent que certaines parties des corps auraient été vendues en lais­sant croire à de la viande d’autruche, les auto­ri­tés locales n’ont donné aucune infor­ma­tion à ce sujet.

L’odieux plagiat ne s’arrête pas là puisque comme notre Landru natio­nal, c’est sur la même durée que Cheung Wing Ming a assas­si­né ces personnes. Les victimes sont des hommes ayant eu le malheur de passer à proxi­mi­té du domi­cile du tueur. Celui-ci a été confon­du par les enquê­teurs qui ont rele­vé de multiples traces d’ADN des personnes jusqu’alors portées dispa­rues.

En dehors de cette affaire propre­ment dite, ces meurtres en série ne vont pas arran­ger les affaires des oppo­sants à la peine de mort. Accu­sé d’un meurtre prémé­di­té, Cheung Wing Ming avait été condam­né à mort en 1979, le tribu­nal lui accor­dant un sursis de deux ans. La Chine dispo­sant, malgré ce que certains disent, d’un système de réduc­tion des peines, Cheung Wing Ming a été libé­ré en 1997, soit un peu moins de vingt ans après que la sentence ait été pronon­cée.

Inutile de préci­ser que cette fois son avenir semble tout tracé, tant du fait de la réci­dive que par le nombre des nouveaux meurtres commis. La seule issue pour lui réside dans la recon­nais­sance d’un état psychique défi­cient, la Chine comme d’autres pays ne condam­nant pas les personnes consi­dé­rées comme anor­males. Si cet argu­ment sera sans doute présen­té par la défense, il y a toute­fois peu de chances qu’il soit rete­nu en raison du nombre de victimes, de la douleur des familles et de l’antécédent crimi­nel de cette copie de Landru.