Cherche diri­geant digne de ce nom. Date d’embauche : mai 2012

reflets nom dirigeantLa mise en doute de l’origine améri­caine du président Obama, les présu­més futurs jumeaux de Mme Sarko­zy, DSK près d’une Porsche, Hollande en scoo­ter, Hulot-TF1 candi­dat à la prési­den­tielle, le parrain de Marine Lepen arrê­té pour proxé­né­tisme, voilà quelques éléments qui sont censés faire rêver les Chinois d’accéder un jour à ce que nous nommons préten­tieu­se­ment liber­té d’expression et démo­cra­tie.

Bien sûr il n’y a pas que cela, mais à lire la presse il y a surtout cela. Un an avant la date du scru­tin la presse et les poli­tiques n’ont d’yeux que pour les peaux de banane glis­sées sous les pieds de son concur­rent, parfois autre­fois ami. Les petites phrases assas­sines, les règle­ments de compte par livre inter­po­sés, voilà tout ce qu’a à propo­ser une classe poli­tique déca­dente et déca­tie qui n’a dans les faits rien à dire aux Fran­çais pour solu­tion­ner leurs vrais problèmes, pour peu que cette vase média­ti­sée s’y soit à un moment quel­conque inté­res­sée.

Si en Chine il est souvent ques­tion d’écart de richesse, dans un pays comme la France c’est l’écart entre la réali­té du quoti­dien de la majo­ri­té des Fran­çais et les aspi­ra­tions de sa classe diri­geante qui forme un fossé sépa­rant deux mondes sans le moindre lien. Il n’est dès lors pas éton­nant que les Chinois ne se préci­pitent pas dans les rues pour mettre à bas un régime qui est certes criti­quable en se fardant de paillettes média­tiques, mais qui a au moins le mérite de lais­ser croire à la popu­la­tion qu’un espoir subsiste.

Ces profes­sion­nels du théâtre que sont deve­nus nos poli­tiques n’ont plus rien à propo­ser, pour peu qu’ils aient eu un jour quelques idées, ne parti­ci­pant plus qu’à quelques castings en vue de se voir attri­buer le premier rôle, signe de noto­rié­té et promesse de quelques avan­tages. Les gouver­nants ne gouvernent plus, mais se contentent de réci­ter le dialogue qui leur est attri­bué par les respon­sables en commu­ni­ca­tion, l’objectif final étant de recueillir un maxi­mum d’applaudissements sous la forme de bulle­tins de vote.

Si j’espère qu’un jour la Chine aura accès à la démo­cra­tie, ce que je ne lui souhaite pas est de prendre le chemin que nous avons emprun­té et qui nous mène droit dans le mur à force d’avoir les yeux rivés sur des acteurs jouant de plus en plus médio­cre­ment des rôles bien au dessus de leur talent.