Chen Guang­cheng à bord d’Air Force Dissi­dents

chineChen Guang­cheng a quit­té aujourd’hui la Chine pour rejoindre le pays dont il rêvait depuis plusieurs années. S’il n’a rien appor­té à la cause qu’il disait défendre, il a au moins réus­si sa sortie de scène, même si le scéna­rio était assez proche d’un film de série B.

S’il ne verra jamais la réali­té de ce qu’il pense être un para­dis pour exilés puisqu’aveugle, il reste à espé­rer qu’il en perce­vra les odeurs. Aidé du Dalaï-Lama et de l’égérie du Xinjiang, sa forma­tion devrait débu­ter par la visite des bureaux des offi­cines dont les agents l’ont aidé à se valo­ri­ser auprès de l’administration Obama qui, si elle se moque des problèmes rencon­trés par les Tibé­tains ou les femmes avor­tées de force, est très inté­res­sée par ce caillou glis­sé dans les chaus­sures du pouvoir chinois.

Aux dernières nouvelles Bo Xilai devrait emboî­ter le pas, suivi d’Ai Wei Wei et de quelques autres personnes aussi intègres. Lors des semaines à venir, l’administration améri­caine devrait publier la liste des domaines restants libres et auxquels pour­ront s’adonner les futurs candi­dats à la dissi­dence. La récom­pense pour les plus doués d’entre eux est un visa pour les USA ainsi qu’une prime. Contrai­re­ment à ce que lais­sait entendre Chen Guang­cheng , il n’est pas obli­ga­toire ensuite d’embrasser Obama ou Hila­ry Clin­ton … C’est déjà ça. La France garde José Bové, les améri­cains n’en voulant pas …