Cǎomào jie : paysan­ne, chan­teu­se et comé­dien­ne

caomao jieEn Chine le secteur de la varié­té est parmi ceux les plus concur­ren­tiels. Avec un choix quasi­ment infi­ni, les produc­teurs tentent de trou­ver la perle rare pouvant s’extraire de la masse. Pour les femmes il ne suffit pas de bien chan­ter et d’être jolie, ce filtre rete­nant enco­re trop de préten­dan­tes. Il est néces­sai­re d’ajouter cette diffé­ren­ce faisant une vedet­te d’un indi­vi­du ne repré­sen­tant qu’un milliar­diè­me de la popu­la­tion.

Cǎomào jie (sœur au chapeau de paille) est une agri­cul­tri­ce origi­nai­re du Shan­dong. Sa premiè­re scène était immen­se puisqu’il s’agissait des champs qu’elle culti­ve avec son mari. Après une repré­sen­ta­tion devant les élèves de l’école primai­re où est scola­ri­sé son fils, Cǎomào jie s’est présen­tée à un concours régio­nal et s’est rapi­de­ment retrou­vée propul­sée sur le plateau de CCTV3.

Sa diffé­ren­ce ? Son compor­te­ment réso­lu­ment paysan renfor­cé par un chapeau deve­nu célè­bre. Sa bouche gran­de ouver­te lorsqu’elle chan­te lais­se­rait entrer un camion. Cela fait partie de son image au même titre que son air timi­de ou ses répar­ties direc­te­ment venues de son milieu paysan. Aujourd’hui Cǎomào jie ne culti­ve ses champs que lors d’un repor­ta­ge télé­vi­sé, son mari l’ayant rejoin­te dans le domai­ne de la varié­té. Pour ce qui est de la voix, c’est par contre « du vrai ».