Bonnet d’âne, la France en tête.

chineLa Chine vole­rait elle au secours de l’Europe ou du moins de certains de ses membres, c’est en tout cas ce que laisse entendre la délé­ga­tion envoyée récem­ment en Europe pour faire quelques achats.
L’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et la Suisse ont profi­té des largesses chinoises alors que la France reste au coin avec son bonnet d’âne.

Plus de 14 milliards de dollars de contrats ont été signés avec ses pays qui ont choi­si de sauver leurs emplois quitte à délais­ser une idéo­lo­gie archaïque qui ne dessert qu’un petit nombre au béné­fice du réalisme qui manque tant à nos diri­geants. Il faut ajou­ter à cela le désis­te­ment de Weichai qui a renon­cé à acqué­rir le site stras­bour­geois de Gene­ral Motors et il ne nous reste plus qu’à signer le contrat du siècle avec le Dalaï-Lama qui devrait nous ache­ter Airbus et autres EPR.

Isolée dans le monde et surtout en Europe, la France conti­nue sur sa ligne de conduite initiée lors de l’empire colo­nial et qui a fait que quand les Anglais créaient des comp­toirs commer­ciaux, nous envoyions des reli­gieux pour porter la bonne parole.

Nous sommes donc incu­rables dans notre vision d’un monde mené par les idées et non par les actes et une fois de plus c’est la popu­la­tion dans son ensemble qui va payer les frasques idéo­lo­giques de quelques-uns.

Il sera toujours facile de faire croire, au travers de médias lobo­to­mi­sés par les lobbies diri­geants, aux effets néfastes des délo­ca­li­sa­tions en Chine, mais ces mêmes médias se garde­ront bien de faire état des erreurs commises au nom d’un égocen­trisme exacer­bé. Alors que dans le même temps d’autres respon­sables ont choi­si de sauver leur pays, mission pour laquelle ils ont été élus, d’autres se complaisent dans leur rôle d’amuseur public et de bouf­fon.
Dans cette histoire, beau­coup de gagnants, mais un seul perdant qu’est la France et que ses parte­naires euro­péens doivent regar­der avec condes­cen­dance et amuse­ment.

Si encore cela pouvait servir de leçon, mais la bêtise et l’orgueil sont telle­ment ancrés dans les menta­li­tés d’un certain nombre de nos diri­geants que cela relève du cas déses­pé­ré et comme dans certaines mala­dies, du stade final où il n’y a plus rien à espé­rer.

Bien enten­du, vous trou­ve­rez un certain nombre d’idéologues bien nantis pour aller défendre cette posi­tion, mais qui se garde­ront bien d’aller présen­ter leurs argu­ments à l’entrée des usines en grève, préfé­rant rester bien au chaud derrière leurs certi­tudes qui ne font que servir leur archaïsme chro­nique au seul service d’eux même.
Il serait plus que temps de se réveiller et de se rendre compte que l’époque des croi­sades est révo­lu et que ces combats d’arrière-garde ne sont plus d’actualité.