90 ème anni­ver­saire du PCC : les télés commencent à se déchaî­ner

ChinoisCette année, le PCC, et sans doute moins la Chine dans son ensemble, fête le 90 ème anni­ver­saire de sa nais­sance. Si de nombreuses mani­fes­ta­tions plus ou moins cultu­relles sont à attendre, les effets de cet anni­ver­saire sont déjà bien visibles sur les petits écrans.

Si le temps de diffu­sion impar­ti aux diffu­sions trai­tant de la guerre civile occupe habi­tuel­le­ment 70 % des plages horaires, ce score depuis quelques semaines doit avoi­si­ner les 85 %. Si cette omni­pré­sence laisse peu de place aux séries poli­cières où ce corps d’état est lui aussi présent, tout devrait rentrer dans l’ordre en août.

Si le thème de ces diffu­sions est sensi­ble­ment toujours le même puisque tour­nant autour du valeu­reux soldat commu­niste face aux enne­mis que sont les Japo­nais et l’armée des natio­na­listes, cette année a vue une nouveau­té digne de figu­rer au Guin­ness. Alors que la période noire de la révo­lu­tion cultu­relle n’était jusqu’à présent que conscien­cieu­se­ment écar­tée, une de ces séries mettait en avant les méfaits de cette époque et les misères qu’elle a impo­sées au peuple chinois.

Si Mao n’apparaît pas encore comme une des plus grandes erreurs de ce régime, les gardes rouges qui ont permis son retour au pouvoir ne sont plus épar­gnés par les réali­sa­teurs. Plus grande liber­té des metteurs en scène ? Sans aller jusque-là, une simple accep­ta­tion de la véri­té de la part des diri­geants est déjà un progrès.