660 000 corrom­pus sanc­tion­nés en 5 ans, il en reste …

C’est avec une certaine fier­té et au travers d’une publi­ca­tion surve­nant par hasard quelques jours avant le la réunion du Congrès que le service de commu­ni­ca­tion a annon­cé avoir trai­té 660 000 affaires de corrup­tion touchant ses membres. Ce bilan est celui des 5 dernières années et prend en compte toutes les affaires de corrup­tion ayant donné lieu à une enquête.

Ces « glis­sades » allant des tradi­tion­nels cadeaux en échange de quelques services à l’affaire Bo Xilai ou celle de l’ancien ministre des Chemins de fer, la suite donnée à ces dérives varie entre une mise à pied tempo­raire à plusieurs années de prison. Si le chiffre est impres­sion­nant, il faut toute­fois le divi­ser par 5 pour obte­nir une moyenne annuelle et ensuite par vingt pour le compa­rer avec un pays comme la France, ce qui donne tout de même 6600.

Il est toute­fois utile de préci­ser que seules les affaires graves ont eu une suite judi­ciaire, ce qui ramène le chiffre à 24 000. Contrai­re­ment à d’autres pays que je ne nomme­rai pas, les non-lieux sont nette­ment moins fréquents en Chine et il égale­ment peu probable que l’on retrouve quelques années plus tard ces personnes comme maires d’une grande ville ou à la tête d’un parti poli­tique. Se voyant en effet souvent privés de leurs droits civiques pour une durée variable, mais souvent longue, leurs biens sont dans bien des cas confis­qués après diverses véri­fi­ca­tions comp­tables.

Si ce nettoyage peut faire plai­sir à ses initia­teurs, la popu­la­tion n’est toute­fois pas dupe de l’étendue de ce cancer dont les méta­stases sont présentes à tous les niveaux de la socié­té. Si le nombre de corrom­pus est en effet si impor­tant, la raison est à recher­cher davan­tage vers la source que vers les personnes ayant succom­bé à ce chant des liasses de billets. Le problème étant que les corrup­teurs sont nombreux parce que sachant pouvoir jouer sur un terrain propice, ce cercle devient des plus vicieux. Couper une tête permet­tant souvent la nais­sance de deux autres plus petites, mais à la bouche tout aussi gour­mande, il ne faut guère espé­rer une amélio­ra­tion avant …