49 c’est peu, mais c’est beau­coup

Depuis octobre 2014 où a été lancée la campagne visant à faire reve­nir au bercail les Chinois corrom­pus exilés à l’étranger, ils sont 49 à avoir réin­té­gré leur pays d’origine. Faute d’argent pour payer l’hôtel, les auto­ri­tés chinoises leur offrent une chambre gratuite dans une des prisons du pays.

États-Unis, Angle­terre, Cana­da, Russie ainsi que 17 autres pays se sont ainsi sépa­rés d’un invi­té deve­nu encom­brant pour les rela­tions commer­ciales. Parmi ces 49, certains ont été « convain­cus » de la néces­si­té de reve­nir alors que d’autres ont été plus offi­ciel­le­ment arrê­tés. Pour quatre d’entre eux, le montant des détour­ne­ments s’élève à 10 millions de yuans et à une centaine pour une quin­zaine d’autres. Le plus gros pois­son pris au filet est l’ancien président de Shenz­hen Inven­go Infor­ma­tion Co qui a reçu pour un peu plus de 1 milliard de yuans de grati­fi­ca­tions illé­gales. La campagne « Reviens si tu ne veux pas que l’on vienne te cher­cher » est loin d’être termi­née avec des enquêtes en cours dans de nombreux pays, dont la France.