2010, un produit inté­rieur en hausse de 10 %, mais une infla­tion élevée

ConstituentSur une base annuelle, la Chine a vu son PIB progres­ser de 10,3 % lors du deuxième trimestre 2010, alors que les trois premiers mois avaient enre­gis­tré une hausse de 11,9 %. L’actuelle baisse est majo­ri­tai­re­ment due aux mesures gouver­ne­men­tales visant à réduire la flam­bée de l’immobilier, mais égale­ment les dépenses parfois exces­sives des gouver­ne­ments locaux.

En fonc­tion de ce premier semestre, l’augmentation du PIB sur l’année 2010 devrait donc se situer aux alen­tours de 10,5 %, soit un retour de la crois­sance à deux chiffres. L’inconnue rela­tive reste le taux d’inflation qui pour­rait tour­ner autour des 4%, les experts chinois ayant annon­cé dès le début de l’année la forte proba­bi­li­té d’une nette évolu­tion de ce taux. Le prix des matières impor­tées, mais aussi l’augmentation du prix des produits alimen­taires et des salaires sont respon­sables de cette hausse qui elle est suppor­tée par toute la popu­la­tion, alors que l’amélioration du PIB n’en touche qu’une partie.

Toute­fois, ces chiffres restent large­ment posi­tifs si on les compare à ceux de son voisin Indien qui devrait connaître une évolu­tion de son PIB de 7,2 %, mais accom­pa­gnée d’une infla­tion dépas­sant les 10 %, cette situa­tion étant iden­tique dans un pays comme le Viet­nam, le japon quant à lui prévoyant un taux d’inflation égal à celui de son PIB, soit 1%.

La Chine semble donc pour­suivre inexo­ra­ble­ment son ascen­sion, en ayant démar­ré toute­fois de très bas, ce qui explique ces chiffres souvent impres­sion­nants, mais qui ne consti­tuent que le comble­ment d’un retard accu­mu­lé durant des décen­nies. Les deux autres indices inté­res­sants à voir seront ceux de l’indice de déve­lop­pe­ment humain et celui de la corrup­tion, toujours bien trop élevé.