Votre métier ? Journaliste sinophobe
Depuis que je suis en Chine, je lis régulièrement les analyses ou commentaires faits sur la Chine et le moins que l’on puisse dire est que cela ne vole pas très haut. Normal quand l’on sait que ces « écrits » émanent de personnes qui, quant elles ont séjournées en Chine, y sont arrivées et reparties avec les aprioris que leur éducation occidentale leur avait apprise. Je vous passe les commentaires des médias « participatifs » où le niveau égale celui d’une cour de récréation d’école maternelle, entretenue par des gens qui relèvent davantage de la psychiatrie de groupe que de l’écriture d’un commentaire si peu censé soit il.
La majorité de ces personnes connaissent souvent de la Chine ce qu’ils en lisent et qui émanent de ces « pointures » de la connaissance d’un pays dont ils ont fait leur fond de commerce, faute de trouver de la matière sur un autre sujet.
Ces personnes, carte de journaliste en poche, nous inondent, non de leur expérience, mais de leur avis qui finit par devenir une référence en la matière. Pourquoi ne parlent ils donc pas de leurs expériences ou de leur vécu dans ce pays ? Pour la simple raison qu’ils n’en ont souvent aucune, n’ayant fait que survoler un immense pays que leurs yeux, pourtant non bridés, n’ont pu transmettre la moindre information à leur cerveau, la barrière des certitudes étant devenue infranchissable.
Ces gens là, vous parlent donc de LA CHINE, comme si ce pays était une masse uniforme et arrivent à vous décrire en détail une situation qu’ils imposent comme étant une réalité. Tous ces faux sinologues achetés par les médias en mal de sensationnel sont donc devenus non pas des journalistes relatant la vérité du terrain, mais une espèce de promontoire en bas du quel la foule hurle, appelant au lynchage de ce pays qui refuse de s’aligner sur les idées à la mode.
Ils vendent donc de LA CHINE, comme on vend du beurre ou des légumes, le produit étant à la mode : passer cinq ou six ans en Chine, coute nettement moins en termes de risques encourus ou de coût financier que de passer son temps à chercher un vrai travail, que leur niveau ne leur permettrait jamais d’obtenir. Pour corroborer mes dires, il vous suffit de regarder la carrière de ces personnes et vous vous rendrez compte qu’elles sont loin d’être les « pointures » qu’elles laissent paraitre.
Tous ces intellectuels journaleux, une fois fini leur séminaire en Chine, sont allés rejoindre le confort bourgeois d’une vie occidentale tout en continuant à se répandre dans les colonnes des médias bienveillants, heureux d’avoir trouvé des références pour un moindre coût. On finit par croire qu’ils ont contracté sur place une espèce de maladie rare puisque la Chine est devenue leur obsession, même à des milliers de kilomètres ; il faut dire toutefois que le sujet leur rapporte et que leur origine occidentale fait croire à certains à une certaine intégrité ainsi qu’à une liberté de parole qu’en fait ils n’ont pas puisque dictée par la vision du chèque de fin de mois. Capables de vous donner le résultat du loto, mais uniquement le lendemain du tirage, ces personnes nous inondent de faits divers qui en fait n’intéressent que leur lectorat et non pas les personnes réellement concernées, c’est-à-dire les Chinois eux-mêmes, qu’ils disent pourtant représenter aux yeux de l’occident.
Ces miroirs déformés savent très bien que ces « informations » n’intéressent qu’une infime partie de l’opinion publique Française et environ 0.0000000000000000001 % des Chinois, mais cela leur suffit à vivre, ce qui est primordial à leurs yeux. Ce qui se passe au sud de la France n’intéresse que peu les personnes qui habitent au nord, sauf si elles y ont un intérêt ; dans le cas de la chine, cet intérêt est divisé par autant de fois la différence de surface.
Cet écran de fumée médiatique n’a en fait pour but que de cacher à une population livrée au doute une vision tronquée de ce pays qui rattrape d’autant plus son retard que nous sommes sur la pente descendante. Ce phénomène rappellera aux plus anciens les discours politiques rassurants qui étaient tenus par nos politiques de l’époque, là aussi largement relayés par les médias, et qui tendaient à dire que l’Allemagne n’avait aucun moyen militaire de taille et qu’il ne fallait nullement s’inquiéter ; l’histoire a prouvé le contraire à une opinion publique médusée par une avancée si rapide mais il est vrai que quelques décennies plus tard, jean Yanne a réalisé le film « les chinois a paris », qui est un mélange de fiction et de réalité et qui se révèle encore aujourd’hui d’une étrange vérité.
Le manque de talent journalistique est il devenu génétique, c’est ce que l’on peut penser tant cette volonté de nuire est devenue le leitmotiv d’une partie de journalistes et autres sinologues, plus motivés par ce qu’ils gagnent sur un sujet que par le sujet lui-même.
Il ya eu la période hippies, rock, punk, etc… Nous en sommes à la période ou dénigrer un pays qui avance face à ceux qui s’enfoncent est porteuse d’une certaine notoriété, mais que feront ces personnes quand la mode sera passée ?
La réponse est sans doute dans ce dialogue tiré d’un film avec Fernandel :
Dans la résistance, au début on n’était pas nombreux !
A la libération, tout le monde y était …
