Dans mon travail sur les relations Chine-Tibet-Occident, ce qui, dès le début, m’a le plus interpellé est l’engouement des intellectuels occidentaux pour le bouddhisme en général, et pour le bouddhisme tibétain en particulier. Etrangement (peut-être ?), c’est la gauche qui, chez nous, est la plus acharnée à défendre le dalaï-lama et à soutenir les mouvements pro-indépendance du Tibet. Quand je dis « la gauche », j’entends par là : les verts, les bio, les progressistes, les alternatifs, etc., sans toutefois oublier les partis socialistes et leurs nombreux épiphénomènes socioculturels. Ce sont eux que l’on retrouve aux premiers rangs des manifestations « pro-tibétaines » face aux ambassades [...]