Ta moto contre une rançon


Ta moto contre une rançon

Ta moto contre une rançon

Le nombre de vols de motos suit à quelque chose près l’évolution de ce parc de véhicules. Malgré les antivols de plus en plus sophistiqués, les alarmes auxquelles d’ailleurs personne ne prête attention, mais vous cassent les oreilles, de plus en plus de deux roues disparaissent. Électriques ou thermiques, ils viennent alors alimenter des réseaux de vente, dont certains parfaitement organisés. Pour les voleurs, ce commerce n’est pas toujours très rentable, car bien que prenant le maximum de risques, ils ne sont pas les mieux rémunérés.

Les assurances ne couvrant que fort rarement le vol celui-ci représente une « perte sèche » de plusieurs milliers de yuan pour le malheureux propriétaire. Il se voit alors obligé d’acheter un autre véhicule lorsque ses moyens le lui permettent. Devant cette situation, un de ces voleurs a trouvé un système bien plus lucratif que les quatre ou cinq billets venant en échange de la moto.

Une fois le deux roues mis à l’abri, le voleur avertit son propriétaire qu’il peut récupérer son bien en échange d’une rançon non pas fixe, mais calculée sur l’âge ou l’état de l’objet dérobé. 3000 yuan pour une moto en valant 6000, mille yuan pour un vélo électrique vieux de quelques semaines et vendu 2000 dans un magasin, tels sont les tarifs habituellement pratiqués. Une page imprimée décrit la manière de déposer l’argent à un endroit précis et demande au propriétaire de joindre un numéro de téléphone auquel il sera joint une fois que le voleur aura récupéré la somme. Il est bien entendu précisé que le fait d’avertir la police mettra une fin définitive aux espoirs de retrouver son véhicule.

C’est ainsi que durant un peu plus d’un mois, le rançonneur va opérer avec un minimum d’honnêteté puisqu’échangeant effectivement la moto volée contre le montant réclamé, sans doute pour assurer sa bonne réputation. Si la police a à plusieurs reprises été prévenue de ces pratiques, elle n’a jamais pu prendre le voleur, celui-ci plaçant des informateurs autour du point de remise de l’argent, ce qui permettait de voir arriver les policiers mêmes en civil. Tout véhicule stationnant de manière suspecte était en effet signalé et l’échange n’avait pas lieu. Le propriétaire du deux roues était ensuite prévenu qu’en raison de son comportement, le montant de la rançon avait augmenté.

Les meilleures choses ayant une fin, et bien des histoires ayant une morale, le voleur a fini par se faire prendre grâce au hasard qui souvent bien les choses. Les amis du voleur étaient bien évidemment rémunérés pour vérifier l’absence de personnes suspectes, mais aussi repérer les futurs véhicules dérobés. Ces récompenses provenaient du montant de la rançon et c’est là qu’une faille du système vaut à la bande de se retrouver aujourd’hui derrière les barreaux.

Un employé d’un magasin de vêtements avait été la victime de ces vols, et ne disposant pas de la somme avait demandé à son patron de lui avancer l’argent tout en lui expliquant la raison de sa demande. À tout hasard, le gérant du magasin avait alors marqué les billets sans toutefois se faire d’illusion. Quelques jours plus tard, une jeune fille est venue acheter une jupe et l’a payé avec un de ces billets. La police une fois prévenue n’a pas eu de mal à remonter le réseau, l’acheteuse habitant quelques rues plus loin. C’est une dizaine de personnes qui ont été arrêtées dont le « voleur en chef » qui devra répondre des chefs d’accusation de vol en bande organisée et de racket.

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Ta moto contre une rançon

San Shuo, une Miao au pays des Zhuang

Ce roman tiré d’une histoire vraie n’a rien d’un dépliant touristique en ayant pour objectif tant de retracer ce qu’a été la vie de cette Miao du Guangxi, que l’environnement dans lequel elle a évolué. Parce qu’en Chine les gens se parlent beaucoup, j’ai tenu à ce que les personnages de ce livre soient les plus vivants possible et les plus proches de la réalité. Les mots employés sont simples parce que tant les miens que ceux utilisés par les habitants de ces contrées dont une bonne partie sont davantage passés devant l’école qu’ils y sont entrés. C’est d’ailleurs sans doute ce qui me plait le plus dans ce pays qui se traduit par une simplicité dans les dialogues quotidiens permettant de résoudre des situations pourtant souvent 

Cliquez ici pour découvrir San Shuo, une femme autant étonnante que détonante.

 

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