Quand le Dalaï Lama nous pousse la chansonnette
Il est sûr que ce chef d’œuvre de la musique Américaine sur fond de prières Tibétaine aura un grand succès auprès des adeptes de certains cercles pour qui il est avant tout destiné.
Pourquoi ne pas sortir également une carte « Dalaï » qui permettrait des remises lors de vos achats chez Carrefour ou une enquête gratuite sur votre voisin, menée par la C.I. A., partenaire commercial.
On défendait autrefois ses convictions par des actes mais aujourd’hui il est bien plus facile de le faire par l’intermédiaire de certains médias soumis à la mode du moment.
Nous devrions également trouver bientôt la poupée DalaÏ, le mp3 Lhasa et avant longtemps la ligne de parfum Gyatso tout cela bien entendu à des fins totalement désintéressées.
Les bobos Français y trouveront sans aucun doute leur bonheur et pourront se motiver en écoutant ce dernier tube à succès ; Lionel Jospin nous avait poussé la chansonnette lors d’une émission télévisée, pourquoi le chef spirituel ne serait il pas reçu à l’occasion de son dernier show sur les plateaux de TF1, qui raffole de ce genre d’exclusivité, quitte à faire un chèque conséquent pour les bonnes œuvres des anciens nantis réfugiés en Inde.
Pendant ce temps, on ne parlera surtout pas des vrais problèmes posés par un éventuel retour de cette caste Tibétaine qui a tenu sous son joug féodal la même population qu’elle dit défendre aujourd’hui.
Il est vrai que nous aimons bien mettre en place des systèmes que nous combattons par la suite comme nous l’avons fait pour l’ Iran, après avoir hébergé son Imam et il est vrai que notre pays des droits de l’homme est une excellente terre d’accueil pour les dictateurs comme Duvalier, Bokassa et autres très grand amis.
Le Dalaï Lama, qui n’a pas plus que ses prédécesseurs, montré le meilleur côté de la religion Tibétaine ferait mieux de rester à sa place qui est celle d’un représentant de commerce doué, placé sous l’autorité de ses bailleurs de fonds qui le font s’agiter telle une marionnette en fonction des besoins.
Pendant qu’il joue les vedettes, ses anciens cerfs vivent mieux et c’est toujours cela de gagné.
