PSA-Dongfeng : le construc­teur chinois n’est pas un philan­thro­pe

psaEn inves­tis­sant 800 millions d’euros dans PSA, Dong­feng entend bien renta­bi­li­ser son inves­tis­se­ment. Ce souhait est inscrit noir sur blanc sur le contrat signé par les diffé­ren­tes parties. Ceux qui pour­raient donc penser que Dong­feng inves­tit dans PSA pour ses beaux yeux se trom­pent. Ce mode de fonc­tion­ne­ment a un nom : commer­ce. Ce mot signi­fie que l’investisseur se voit remis ce qu’il a ache­té dans les condi­tions stipu­lées dans le contrat. Dans le cas d’un manque­ment à ces obli­ga­tions, le contrat est consi­dé­ré comme caduc.

Dong­feng ne cache nulle­ment ses ambi­tions en asso­ciant son inves­tis­se­ment à l’ouverture de portes sur le marché inter­na­tio­nal. Une analy­se publiée par l’agence Xinhua indi­que : « Selon une sour­ce liée aux négo­cia­tions des deux grou­pes, l’investissement de capi­taux à l’étranger offre aux grou­pes auto­mo­bi­les chinois un accès aux expé­rien­ces étran­gè­res de plani­fi­ca­tion d’entreprise, de recher­ches, de tech­no­lo­gies, de gestion et d’exploitation de marché. »

Le construc­teur chinois ne se berce pas d’illusions sur la renta­bi­li­té finan­ciè­re de son apport. Un marché euro­péen atone et une ‘image de marque globa­le­ment néga­ti­ve du Fran­çais sont des réali­tés. Dong­feng entend donc trou­ver la contre­par­tie en piochant dans les ressour­ces de PSA. Rien d’anormal dans ce mode de fonc­tion­ne­ment, toutes les gran­des entre­pri­ses fonc­tion­nant de la sorte avec des parti­ci­pa­tions ou des rachats enca­drés par des contrats.