Poli­cier assas­sin : le menson­ge n’a pas profi­té à l’accusé

En février dernier, ce poli­cier passait devant les juges en étant accu­sé du meur­tre d’une femme encein­te (lire ici). Lors du second procès, les avocats de la défen­se espé­raient que la peine de mort pronon­cée en premiè­re instan­ce serait commuée en prison. Lors du dépôt du nouveau dossier en vue du deuxiè­me juge­ment, le poli­cier avait ajou­té une décla­ra­tion où il affir­mait n’avoir tiré qu’une fois alors qu’il se trou­vait en état d’ébriété. Pour lui, la balle ayant mortel­le­ment atteint la jeune femme était la même que celle venue se loger dans une épau­le du mari.

Devant cet élément nouveau, les magis­trats ont deman­dé à la poli­ce de visi­ter à nouveau les lieux du drame. Le résul­tat de l’enquête s’est révé­lé contrai­re aux atten­tes de l’accusé puis­que ce sont 2 impacts de balles qui ont été trou­vés sur les murs, le troi­siè­me projec­ti­le s’étant logé dans la tête de la victi­me. Le poli­cier a donc tiré à trois repri­ses et non à une seule comme il le préten­dait.

Ce menson­ge n’a visi­ble­ment pas été du goût des juges qui ont confir­mé le premier verdict tout en suppri­mant le béné­fi­ce des deux ans de sursis avant exécu­tion de la senten­ce. Dès le dernier recours épui­sé et sauf annu­la­tion peu proba­ble de la part de la Cour de cassa­tion, le poli­cier sera exécu­té aussi­tôt après le verdict.