Nuit de Chine, nuit câline …
Lorsque je suis arrivé dans ce bourg, le bruit causé par un chantier de construction situé juste en face de chez moi me réveillait tous les matins, et ce, dès 6 heures. Pas besoin de réveil, et je savais à la minute près quelle heure il était. Mon épouse m’ayant expliqué que le chantier ne fonctionnait pas les samedis et dimanches, afin de laisser se reposer les employés logeant dans le même immeuble que nous et qui travaillent dans la société de distribution d’électricité, je fus quelque peu rassuré.
Le premier vendredi suivant mon arrivée, je m’apprêtais donc à passer une longue nuit et une partie de la matinée au lit, surtout que venant du Vietnam, j’avais fait un voyage assez épuisant (je vous le raconterai un de ces jours). Mais, si les maçons ne travaillaient pas le week-end, c’était sans compter sur les camions venant livrer les matériaux afin d’alimenter le chantier, et ce, dès 5 heures du matin pendant les deux jours. Peu à peu habitué à ce vacarme incessant, il me restait toutefois la nuit pour me reposer, jusqu’au jour où les fondations étant finies de creuser, j’eus droit au soufflement des pompes à bétons et sifflements des machines à vibrer, le ciment étant coulé de nuit en raison de la chaleur.
Le gros œuvre une fois fini, la grue fut démontée et je me mis à penser à de longues nuits de sommeil, agrémentées de quelques matins calmes. Là également, le Chinois étant notablement contrariant, je fus réveillé par un vacarme bien pire que celui de n’importe quelle bétonnière ou marteau piqueur, c’est-à-dire les voix aiguës de dizaines de femmes faisant ressembler le chantier à un véritable poulailler. Ces braves dames étaient en fait les manœuvres aidant les carreleurs et autres peintres à leur travail. Je me fis donc une raison, et je dus passer les 6 mois suivants au son des « poulettes à chapeaux pointus ».
Le chantier terminé, je fus tranquille durant 3 jours avant que le voisin cette fois situé côté salon se mette à démolir la maison héritée de ses parents pour en construire une nouvelle. Le chantier dura là aussi plus d’un an, et bien entendu avec les mêmes nuisances sonores. La construction terminée, et ne voyant rien qui puisse bouger dans un rayon de 20 mètres, je me dis que l’on allait enfin être tranquilles, surtout qu’en plus du bruit chaque chantier amenait son lot de poussières. Eh bien non !
La maison du voisin à peine terminée, tous les locataires des immeubles appartenant à la compagnie d’électricité ont reçu une note expliquant qu’il avait été décidé de vendre la totalité des appartements à un prix préférentiel aux actuels occupants. Étant habitué à la France où entre le moment d’une décision et son application s’écoulent plusieurs mois, voir années, et cette nouvelle ne semblant pas de plus représenter le moindre danger, je fus en fait très heureux d’envisager dans un avenir plus ou moins lointain d’acquérir ce logement.
À ma grande surprise, les prix furent fixés 2 jours plus tard, et la vente eut lieu dans la semaine, ce qui a toutefois ne semblait ne poser aucun problème. Mais deux jours après cette vente officielle, je fus une fois de plus réveillé dès 6 heures du matin par des bruits de marteaux piqueurs faisant vibrer tous les murs de l’immeuble. Devenus en effet propriétaires, les occupants avaient décidé d’engager des travaux de rénovation, qui durèrent du fait d’un mouvement tournant une bonne année, et auquel il est vrai nous avons également participé.
Aujourd’hui, les jours de semaine sont relativement calmes, mis à part les bruits de ballon de basket venant des enfants les samedis et dimanches, et de cette vendeuse de riz qui vient hurler sous les fenêtres ces mêmes jours. Pas de chance penserez-vous, pas du tout, car la situation est identique dans tous le bourg, et il semble pour encore plusieurs années, pour peu qu’une fin soit prévue, ce dont je doute fortement.
Salut Alain,
J'aime bien les articles du vécu comme celui-ci.
Les nuisances des villes, je connais. Le double vitrage actuel, ne sert à rien puisqu'il faut aérer pendant la nuit et que le lendemain, il n'y a pas qu'à Cinq heure, il n'y a pas que Paris qui s'éveille.
Ensuite, je suis dans la ligne directe d'une des piste d'aviation de notre aéroport.
Alors, tu comprendras que je comprends parfaitement le problème. :-))
Bonsoir Guy,
malgré ces “nuisances” que j'ai voulu traiter avec un peu d'humour, il reste que pour un village de 250 000 habitants, il reste relativement calme ………….. De 3 à 5 heurs du matin (rires)
Salut Alain,
J'aime bien les articles du vécu comme celui-ci.
Les nuisances des villes, je connais. Le double vitrage actuel, ne sert à rien puisqu'il faut aérer pendant la nuit et que le lendemain, il n'y a pas qu'à Cinq heure, il n'y a pas que Paris qui s'éveille.
Ensuite, je suis dans la ligne directe d'une des piste d'aviation de notre aéroport.
Alors, tu comprendras que je comprends parfaitement le problème. :-))
Bonsoir Guy,
malgré ces “nuisances” que j'ai voulu traiter avec un peu d'humour, il reste que pour un village de 250 000 habitants, il reste relativement calme ………….. De 3 à 5 heurs du matin (rires)