MH370 : plus d’espoir, mais davan­ta­ge de ques­tions

inmarsat-coverageL’annonce faite hier soir par le premier minis­tre malai­sien est très loin d’avoir convain­cu tant certains experts que des médias chinois ou étran­gers. Il n’est nulle­ment ques­tion d’entretenir un quel­con­que espoir de retrou­ver des survi­vants, mais éclair­cir les trop nombreu­ses zones d’ombre. Ces flous ont même été renfor­cés après la décla­ra­tion du premier minis­tre malai­sien du fait d’un empres­se­ment jugé suspect.

À l’heure actuel­le, aucu­ne preu­ve formel­le du lieu du crash n’a été établie et sûre­ment pas le commu­ni­qué d’Inmarsat qui a pour­tant convain­cu les auto­ri­tés malai­sien­nes. Il s’agit en effet de données satel­li­tes ne donnant aucu­ne indi­ca­tion sur la natu­re des débris repé­rés. D’autres de ces images ont été précé­dem­ment trans­mi­ses sans pour cela pouvoir confir­mer ou infir­mer quoi que ce soit.

Pour­quoi cette préci­pi­ta­tion à défi­nir cette zone isolée et hosti­le comme lieu du crash et pour­quoi seule­ment deux jours après le début des recher­ches ? Les auto­ri­tés malai­sien­nes ont-elles voulu mettre fin à la média­ti­sa­tion de cette affai­re tout en sortant le chéquier, élément toujours utile pour ne pas répon­dre aux ques­tions ? La Malai­sie est-elle le pays le moins proté­gé au monde avec un avion non iden­ti­fié pouvant voler des heures sans être vu ? Pour­quoi avoir rapi­de­ment aban­don­né certai­nes pistes en en privi­lé­giant d’autres n’ayant donné aucun résul­tat ? Qu’en est-il exac­te­ment des rumeurs entou­rant la socié­té Frees­ca­le et les brevets déte­nus par certains passa­gers chinois ?

Ces ques­tions ne sont que quelques-unes auxquel­les person­ne ne répon­dra dans un proche immé­diat, le délai dans ce genre d’histoire étant d’environ 60 ans.