L’immobilier chinois atteint-il l’âge de raison ?

Annon­cée comme immi­nen­te depuis cinq ans, l’explosion de la bulle immo­bi­liè­re semble en fait se résu­mer à une bais­se de pres­sion. Il y avait fin mars 500 millions de m² de loge­ments à vendre, soit une haus­se de 22 % par rapport à l’an dernier. Ce stock est en gran­de partie dû au retrait de bon nombre de spécu­la­teurs effrayés par les derniè­res bais­ses de prix de l’ordre de 5 %.

L’immobilier étant moins la proie de la spécu­la­tion le marché se stabi­li­se, ce même si certains ajus­te­ments sont enco­re à atten­dre. En ce qui concer­ne les inves­tis­se­ments en capi­tal fixe, ils n’ont chuté que 0,7 %, ce qui lais­se penser que les promo­teurs ont enco­re confian­ce­dans l’avenir.

Depuis des années, les proprié­tai­res poten­tiels se ruent sur les loge­ments afin de pouvoir les acqué­rir au prix le plus bas possi­ble. Aujourd’hui, ils se retrou­vent en posi­tion de force en pouvant faire jouer à leur avan­ta­ge le prin­ci­pe de l’offre et de la deman­de.

Comment l’éclatement a-t-il été évité ? Par des mesu­res succes­si­ves adap­tées en fonc­tion de la situa­tion. Si la limi­ta­tion du nombre de loge­ments et l’encadrement plus strict du crédit, c’est la poli­ti­que moné­tai­re qui a repous­sé les spécu­la­teurs en rendant les inves­tis­se­ments immo­bi­liers moins inté­res­sants à court terme. Sur l’année 2014, les experts prévoient une bais­se de prix de compri­se entre 10 et 15 %, l’année suivan­te devant être un lent dégon­fle­ment d’une bulle présen­tée comme un danger majeur pour l’économie chinoi­se.