Les jeunes sous surveillance
Attaques au couteau dans les écoles et suicides en série chez Foxconn, ajoutés au fait que les examens de fin d’année auront lieu dans quelques semaines, provoquant son lot de stress, font que les responsables nationaux tirent la sonnette d’alarme, désirant attirer l’attention des enseignants sur l’importance de signaler tout comportement étrange.
Pour accueillir des enfants parfois troublés par une vie de plus en plus agressive, mais également où le virtuel a tendance à remplacer la réalité, les établissements scolaires vont se doter d’un service de surveillance médicale ayant pour but de venir en aide aux enfants présentant certains signes, que ceux-ci soient liés à l’anxiété ou à l’agressivité.
L’objectif de cette disposition est de tenter de réduire le nombre de suicides chez les jeunes, le nombre de ces décès se révélant de plus en plus important, et de tenter de déceler les personnes au comportement agressif, qui cache également souvent un certain mal-vivre.
Une fois ces cellules mises en place, le plus difficile sera de faire accepter aux parents que leur enfant présente des symptômes pouvant nuire à son équilibre ou à sa vie, ce qui sera sans doute la tâche la plus délicate dans un pays où l’enfant est souvent placé sur un piédestal, lui laissant parfois faire tout et n’importe quoi. Les inégalités sociales se révèlent être un facteur aggravant de ce mal-vivre, certains jeunes étant fascinés par nombre de gadgets high-tech ou autres que les parents n’ont pas toujours les moyens d’offrir à leur progéniture, créant ainsi un sentiment de frustration.
C’est dans bien des cas cette frustration, liée à une éducation parentale trop laxiste qui est à la base de cette petite délinquance, elle aussi en constante augmentation, certains jeunes n’hésitant pas à voler ce qu’ils ne peuvent se voir payé.
Si cette décision de prendre en compte les comportements à risque dès le jeune âge est un élément positif, il faudra à ce pays encore de nombreuses années avant de combler un fossé créé par un phénomène faisant que si bien des pauvres le sont moins, la classe aisée s’enrichit quant à elle bien plus vite que n’évolue celle des plus modestes.