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Les jeunes chinois et le sexe : un rapport désastreux

Les jeunes chinois et le sexe : un rapport désastreuxLe rapport récem­ment remis aux auto­ri­tés Chinoises, suite à une enquête natio­nale menée auprès de 22000 jeunes âgés de 15 à 24 ans, dresse un état désas­treux des connais­sances sexuelles des jeunes Chinois.

Un des éléments de cette enquête relève par exemple que parmi les jeunes filles ayant eu des rela­tions sexuelles, 91 % d’entre elles ont eu recours à l’avortement, mettant ainsi en avant le manque d’informations condui­sant à une absence de protec­tion. Pour les jeunes hommes, seuls 4.4 % déclarent être suffi­sam­ment infor­més sur la vie sexuelle, et 14 % sur les risques de conta­mi­na­tion par le VIH.

Ce constat alar­mant montre le long chemin qu’il reste à faire à ce pays, tant dans le domaine de l’information des jeunes, que celui des parents souvent restés avec des bases consi­dé­rées comme morales datant d’il y a 50 ans. Si les établis­se­ments scolaires dispensent quelques conseils dans le domaine de la sexua­lité, l’environnement fami­lial est très souvent peu propice à s’informer davan­tage, l’aspect tabou du sexe restant de mise dans les campagnes et les zones reculées.

Si 60 % des jeunes inter­ro­gés recon­naissent trou­ver normal d’avoir des rela­tions sexuelles avant le mariage, le manque flagrant d’information sur le sujet est égale­ment la marque d’un fossé entre deux géné­ra­tions, les modes de vie ayant changé bien plus vite que les mentalités.

Le fossé social entre chinois âgés de 18 à 25 ans et leurs parents est en effet énorme, ces derniers ayant connu une éduca­tion tradi­tion­nelle marquée par les valeurs dites morales de l’époque, alors que leurs enfants se retrouvent plon­gés dans une société n’ayant qu’un très loin­tain rapport avec ce qu’ils ont connu, il y a pour­tant peu de temps.

C’est donc bien plus l’éducation paren­tale que les respon­sables Chinois vont devoir déve­lop­per, et ce afin que les jeunes ne soient moins enclins à trou­ver des infor­ma­tions au hasard des rencontres. Si discu­ter de la sexua­lité à l’école est un point posi­tif, la porte fami­liale étant bien souvent tota­le­ment fermée à ce sujet, il est ensuite diffi­cile aux jeunes gens d’oser abor­der la ques­tion, ce qui provoque les dérives rele­vées dans l’enquête.

Albié Alain
Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois.
Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes.
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