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Les améri­cains râlent, la Chine passe

Les américains râlent, la Chine passeSi l’Europe garde un profond silence de circons­tance sur le serpent de mer de la rééva­lua­tion du yuan, la monnaie chinoise ayant été méca­ni­que­ment rééva­luée de près de 20 % en raison de la chute de l’Euro, le gouver­ne­ment améri­cain tente de repar­tir à la charge sur ce sempi­ter­nel sujet.

On peut finir par croire que la seule Chine est à l’origine des diffi­cul­tés améri­caines, et que ce sont les impor­ta­tions à bas coût en prove­nance de ce pays qui ont provo­qué l’endettement des ménages. Si la Chine est un impor­tant four­nis­seur pour les U.S avec un aux avoi­si­nants les 40 %, il en reste donc plus de la de ces impor­ta­tions qui ne sont pas du fait de la Chine, d’autant plus que le défi­cit commer­cial est égale­ment présent avec des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas pour ne citer que les plus importants.

De plus, la Chine a nota­ble­ment augmenté les impor­ta­tions en prove­nance des États-Unis lors du premier trimestre, passant ainsi à  50 % la part reve­nant à ce pays, contre 20 % en moyenne pour les autres. Dans les faits, cet entê­te­ment que les diri­geants améri­cains savent inutile n’a pour but que de faire diver­sion auprès de l’opinion publique, tout en tentant de s’attirer quelques parts supplé­men­taires du gâteau chinois, au titre de dédommagement.

Ce qui demeure toujours amusant, c’est que ce sont les mêmes pays qui reprochent à la Chine d’être le premier pollueur de la planète (il en faut bien un), qui voudraient voir venir à eux une masse incal­cu­lable d’industries, qui seraient sans doute exempts de la moindre poussière.

Toujours est-il qu’il y a fort peu de chances que le gouver­ne­ment chinois accède à cette énième demande de rééva­lua­tion, préfé­rant réduire leur défi­cit commer­cial, ce qui dans les faits est une bonne chose, car profi­te­ront aux produc­tions de divers pays, ce qu’une simple appré­cia­tion du yuan par rapport au dollar ne permet­trait pas.

Albié Alain
Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois.
Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes.
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