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Ils ont volé la cause tibétaine

Cet article n’a nullement pour but de mettre en avant les arguments de l’une ou l’autre partie, tant les extrêmes ne peuvent que s’affronter sur des visions si différentes d’un passé, mais également d’un présent où l’une de ces parties met en avant uniquement les points positifs réels face à l’autre camp utilisant les côtés négatifs également vérifiables. Ce dont je voudrais vous entretenir, c’est la manière dont cette cause tibétaine a été volée à ses propriétaires, c’est-à-dire le peuple tibétain lui-même.

Bien que formellement identifiés, ces voleurs récidivistes continuent de nos jours leurs exactions à la vue de tout le monde, et ce, sans que ces malversations ne soient relevées par quiconque, prenant au contraire fait et cause pour ces malfaiteurs

Pourquoi récidivistes ?

Pour la simple raison que ces spécialistes du cambriolage ont déjà sévi par le passé, comme dans le cas de Nelson Mandela qui, et ce, malgré les agitations épisodiques et médiatiques ne sera libéré de sa prison que grâce à la décision d’un Africain du Sud, et non sous la pression d’un quelconque lobby intello médiatique.

A quelques jours du 10 mars, marquant l’anniversaire de l’exil du dallai Lama, vont donc refleurir les très épisodiques contestations sur la présence Chinoise dans cette région, mettant en avant non pas les réalités de ce peuple, mais quelques leaders plus ou moins proches de cette cause, venus chercher sur les plateaux de télévision les vitamines nécessaires à leur notoriété du moment, et suivis de leur suite d’adeptes aux arguments plus ou moins flous ou variables.

C’est de cette confiscation dont il est question, celle-ci étant le fait d’une minorité de pseudo-défenseurs de cette cause au détriment du peuple concerné. Certains argumenteront que le peuple tibétain ayant beaucoup de mal à pouvoir s’exprimer, il est logique que ceux qui ont cette faculté le fassent à leur place. Si ceci est vrai, encore faudrait-il que les discours aient un lien direct avec les réels intérêts de ce peuple, ce qui est loin d’être sûr, du moins pour certains, utilisant cette épine tibétaine à des fins n’ayant plus rien à avoir avec la raison initiale.

Si ces personnes, dont une grande partie n’en est pas moins fort respectable, avaient un tant soit peu de lucidité ou d’honnêteté intellectuelle, elles devraient se rendre compte que leur manière d’aborder le problème n’a pas été la bonne, puisqu’en plus de 50 ans les progrès se révèlent quasiment nuls, et ce, malgré une période où la Chine était bien plus faible politiquement que ce qu’elle n’est aujourd’hui, ce qui aurait dû considérablement aider à trouver une solution. Il a en effet fallu bizarrement attendre que la Chine décolle économiquement pour voir ressurgir ce problème, et surtout sa forte médiatisation au travers de professionnels de la communication, mêlant un problème humain réel et la défense d’un certain nombre d’intérêts économiques.

Cette instrumentalisation a été en grande partie rendue possible grâce à celui qui se dit le leader de cette cause, homme charismatique au possible, entraînant derrière lui la sympathie d’une partie de l’opinion publique très sensible aux apparences, et au plaisir de s’opposer au nouveau géant Chinois valorisant ainsi son ego. Le dallai Lama n’est pas unique dans l’histoire à avoir utilisé une certaine image de marque telle une publicité pour un produit dont la qualité n’est pas toujours à la hauteur de l’emballage, mais a réussi en supplément à attirer à lui diverses personnalités souvent en baisse de notoriété, et qu’une photo prise avec le V.R.P de luxe peut faire remonter auprès d’une opinion publique béate, ou en attente de réincarnation dans une vie moins fade que ce que ne leur offre le quotidien.

Comme dit le proverbe : “A l’ombre des grands arbres, rien ne pousse. » Et ce sont les Tibétains eux-mêmes qui ont fait les frais de ce dicton, relégués au rang de faire-valoir au bénéfice de quelques têtes de listes abritées du vent sous les ramages du vieux chêne Tibétain.

Imaginez un temps la même cause, toute aussi honorable, mais défendue par un homme au traits disgracieux, et à la diction discutable ; vous pouvez être sûr que sa popularité ne serait pas celle actuelle, entrainant avec lui une baisse de crédibilité, ce qui reste tout de même troublant. Si l’humain a fait dieu à son image, et non le contraire, on peut penser que les « lamas-chercheurs » ont eu le nez creux en désignant cet enfant qui allait devenir le 14e chef spirituel des Tibétains.

Cette cause qui pendant un très court temps a été médiatisée pour mieux être mise en avant a été rapidement remplacée par une mise en scène théâtrale, où les acteurs ne sont plus les Tibétains, mais les superstars de la politique ou du show-biz, faisant de cette histoire un péplum digne des plus grands films hollywoodiens. En plus d’être régulièrement rediffusé, ce grand spectacle ressemblant de plus en plus à une série télévisée aux mille épisodes, finit par lasser une opinion publique qui, n’en voyant jamais la fin, finit par se détourner de cette histoire sans fin.

Tout ceci se fait au détriment du principal intéressé qui est ce peuple tibétain, réduit à regarder au travers de la lucarne télévisuelle sa propre histoire, souvent romancée afin de plaire au plus grand nombre, et la plupart du temps représentée par quelques lamas exilés laissant croire que cette population, soit se limite à quelques soutanes oranges laissant à penser, soit que parmi les exilés ce sont encore, et comme par le passé, les seuls à savoir s’exprimer, ou à en avoir le droit.

Le pire demeure que ce vol manifeste est commis par des personnes qui avaient largement les éléments de pression nécessaires à une solution rapide et intelligente de ce problème, mais qui ont préféré mettre en avant des discours restant aussi inefficaces que lors du blocus économique en Afrique du Sud. Volonté ou incompétence, toujours est-il qu’il s’avère de plus en plus que la solution ne pourra intervenir une fois de plus de l’intérieur, et ce, grâce à un futur et souhaitable changement de vision politique de la part des dirigeants Chinois.

Dans cette attente, les voleurs se partagent le butin au travers d’actions aussi voyantes qu’inutiles, n’ayant bien souvent pour effet de resserrer l’étau sur la population concernée, et de donner à ces acteurs un certain nombre de récompenses comme autant de « Césars » ou autres trophées venant relever une carrière politique souvent parsemée de « navets » notoires. Là encore, ce n’est que l’arrivée progressive de personnages politiques cherchant bien plus à être efficaces que médiatiques qui changeront les choses, remplaçant ces vieux acteurs de l’époque du noir et blanc par des films en couleurs aux milliers de nuances. Ce phénomène de remplacement semble s’amorcer avec par exemple le discours du président américain lors de la visite du dallai Lama, mettant en avant l’importance de la culture et de la spécificité Tibétaine, tout en incluant ces points dans une appartenance à la seule Chine. C’est ce genre de discours intelligent et posé qui peut faire avancer les choses, et ce, bien plus que les agitations qui n’ont pour seul effet que de faire camper les divers camps sur leurs positions.

Reste à savoir qu’elle est le désir de chacun à régler ce problème, et surtout d’être sûr que son éventuelle résolution ne priverait pas certains de leur raison de vivre ou d’exister en termes de médiatisation ou de paravents politiques. Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que cette cause Tibétaine a été volée, et en partie par les policiers eux-mêmes chargés de l’enquête, ce qui contribue tant à la dissimulation de preuves que d’un certain flou volontairement entretenu afin que le moins possible de personnes ne s’intéressent de trop près à cette histoire vieille de plus de 50 ans, et qui n’a à ce jour guère évolué malgré les moyens, du moins apparemment, mis en œuvre.

Pour conclure, je dirai que la défense d’une cause humaine ou culturelle ne devrait pas être assimilée à celle d’un club de supporters de football agitant un drapeau tout en hurlant quelques slogans appris par cœur, l’équipe officiellement soutenue étant bien loin d’entendre ces vociférations qui n’ont pour effet que de donner le sourire à des « pom-pom girls »politico-médiatiques occupant le devant de la scène. Si cette rencontre a tendance à jouer les prolongations, c’est pour la simple raison que le public en veut pour son argent, même si cela se fait en oubliant la fatigue des joueurs, exténués par 50 ans d’une partie où ils ne sont devenus que les enjeux de paris mafieux dont les bénéfices sont partagés par des bookmakers douteux.

Pour étayer et confirmer cette macabre mise en scène, cet article paru aujourd’hui 8 mars sur Agoravox:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/commemoration-des-51-ans-du-71111

Et le lien vers la photo de la vraie personne:

http://www.tchrd.org/press/2008/pr20080519b.html

Amusant, non ? la section “Tibet libre” de l’Ile de France obtient le César du meilleur costume …

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  • Puisque mon site a été cité sur cette page, je me permets de formuler quelques remarques. Les témoignages d'Occidentaux sur l'ancien Tibet ne sont pas aussi rares que l'affirme Tarouilan. Ils sont même très abondants. Il suffit de chercher un peu pour trouver des dizaines d'ouvrages sur le sujet. Je suggère à ceux que cela intéresse de consulter ma chronologie de l'histoire du Tibet, souvent citée sur Internet: http://jean.dif.free.fr/Images/Tibet/Chrono/Chr... et notamment la bibliographie qui la termine. J'ai résumé plusieurs récits d'explorateurs et pas seulement celui de Kawaguchi, certes très intéressant.

    Le point de vue des Européens, disons avant le 20ème siècle, est très défavorable aux Tibétains présentés comme des arriérés, presque des sauvages. Mais il faut évidemment faire la part des incompréhensions et des préjugés, comme d'ailleurs pour ce qui concerne Kawaguchi.

    Une chose toutefois est certaine, c'est qu'un exilé tibétain a dit que le Tibet, avant 1950, n'en était pas au Moyen Âge, mais à l'époque d'Homère. Il a ajouté que les différences sociales y étaient telles que l'on aurait pu croire qu'il n'existait pas un seul peuple tibétain, mais deux peuples complètement différents. D'ailleurs, il existait, au sein même du Tibet, des ferments d'agitation révolutionnaire et les Chinois ont été appelés par des Khampas, souvent en lutte contre le pouvoir de Lhassa, pour les aider à révolutionner le pays, même si ensuite ces Khampas se sont retournés contre les Chinois.

    Il faut donc éviter de présenter le Tibet ancien à la manière d'un conte de fées, ce qui est un travestissement de la réalité. Mais ceci ne justifie nullement un changement de régime imposé de l'extérieur. Sans doute de grands changements sociaux, économiques et politiques étaient souhaitables au Tibet. Roerich, qui connaissait bien la question, estimait qu'aucune force au monde n'empêcherait ce pays de devenir communiste. Mais il eût mieux valu que les transformations s'effectuent de l'intérieur et selon le génie propre aux Tibétains. Une telle révolution aurait-elle été moins sanglante? Pour tous ceux qui connaissent le Tibet, la réponse est certainement négative. Contrairement aux idées reçues, les Tibétains ne sont pas plus non violents que les autres peuples. Tous les témoignages montrent qu'ils sont, au contraire, extrêmement violents, voire cruels, selon nos critères occidentaux.

    Le bouddhisme est certes une religion non violente. Mais le Christ a aussi prêché la non violence ce qui n'a pas empêché les chrétiens de se faire la guerre. C'est la même chose au Tibet. Lisez les témoignages de ceux qui y sont allés et que l'on ne peut pas suspecter d'être pro-chinois puisque la Chine, à leur époque, était une nation à demi-colonisée.

    Mais, encore une fois, ce n'est pas parce qu'un peuple n'est pas sans défaut qu'il n'a pas le droit d'exister. Quant à l'exercice du culte, il suffit de visiter le Tibet, comme je l'ai fait à plusieurs reprises pour s'apercevoir que les Tibétains d'aujourd'hui pratiquent leur religion et que les monastères sont très fréquentés, même si le nombre des moines est contingenté et qu'ils sont moins nombreux qu'autrefois. Ce n'est donc certainement pas pour cette unique raison que des tensions subsistent dans la région. Le problème est beaucoup plus compliqué et il faut se garder d'imaginer qu'il pourrait être résolu par des solutions simples. En tous cas, ce ne sont certainement pas quelque agitateurs médiatiques d'Europe ou d'Amérique qui peuvent trouver la solution.
  • Tarouilan
    Ceci n’est qu’un tout petit extrait soft, de l’appréciation d’occidentaux « neutres » sur le Tibet d’avant 1950, qui résume simplement l’existence d’un régime social épouvantable et une vie quotidienne atroce, pour la population, réduite dans sa très grande majorité au servage et à l’esclavage, avec une cruauté extrême à leur encontre des classe dirigeantes et religieuses.
    Le Dalaï-Lama, a-t-il au regard de ce qui est exposé ci-dessus, la moindre qualité à représenter autre chose que les classes dirigeante du Tibet ancien, les anciens esclaves et leur descendance peuvent-ils être représenté par lui ? ce n’est pas sérieux.
  • Tarouilan
    -Charles Bell, représentant commercial d'Angleterre à Lhasa dans les années 1920, a esquissé dans la Biographie du XIIIe Dalaï Lama le portrait suivant : en comptant sur son statut théocratique, le Dalaï Lama a le droit de récompenser et de punir en toute liberté ; il maîtrise à la fois le sort actuel des serfs et leur futur destin, ce qui constitue son atout pour pouvoir menacer.
    -Le tibétologue américain Melvyn Goldstein explique de façon détaillée : « Au Tibet, la société et le gouvernement sont basés sur un système de valeurs selon lequel les pratiques et objectifs religieux se placent au-dessus de tout. » « Les droits et les privilèges religieux ainsi que les grands monastères jouent un rôle majeur dans l'empêchement du progrès ». La religion et le groupe de monastères, ajoute-t-il, « constituent un joug lourd pour le progrès social tibétain »
  • Tarouilan
    suite : La haute société religieuse et les monastères constituaient une force puissante, occupant à la fois les rôles de gouverneur politique majeur du Tibet et de plus grand propriétaire de serfs, bénéficiant de nombreux privilèges politiques et économiques, et dominant la vie matérielle et spirituelle de l'homme. Dans « La Face cachée de Lhassa », Edmund Candler écrit : « Cette région applique un système féodal. Les lamas sont les détenteurs réels du pouvoir, et les paysans sont leurs esclaves. » « Les moines constituent une force puissante qui domine tout. Même les bouddhas ne peuvent pas se passer des moines. » Selon les statistiques, le Tibet abritait 2 676 monastères comprenant 114 925 moines dont 500 petits et grands bouddhas vivants et 4 000 moines détenant réellement le pouvoir économique entre leurs mains. A cette époque, un quart des hommes tibétains étaient devenus moines. Les monastères Drepung, Sera et Ganden accueillaient plus de 16 000 moines, en possession de 321 domaines, de 9 800 ha de terre, de 450 prés, de 110 000 têtes d'animaux domestiques et de 60 000 serfs.
  • Tarouilan
    suite : moine japonais ; Kawaguchi : http://jean.dif.free.fr/Images/Tibet/Chrono/Kawag... qui à la fin du 19ème siècle nous dresse du Tibet une portrait très différent des images d’Epinal aseptisées actuelles, c’est rafraichissant.
    Comme tous les témoignages provenant de Chine sont toujours récusés de manière idiote et psychorigide par les opposants antichinois, nous devons nous contenter de spécialistes ou journalistes ou témoins occidentaux :
    -Le journaliste anglais Edmund Candler, qui s'est rendu à Lhassa en 1904, a dépeint en détail, dans « La Face cachée de Lhassa », la société du Tibet ancien. Qui précise que, « le peuple tibétain vivait à cette époque, tout comme au Moyen Age, non seulement du point de vue de son régime politique et de sa religion mais aussi de ses sanctions sévères, de sa sorcellerie, de son système de réincarnation et de ses tortures par le feu et l'huile bouillante, sans aucune exception au quotidien, sous tous les aspects. » Le Tibet ancien se caractérisait par sa théocratie.
  • Tarouilan
    Le Tibet, c’est complexe, pour ce qui est de sa vie sociale et quotidienne vue d’un point de vue extérieur aux classes dirigeantes et religieuses anciennes du Tibet lui-même, nous avons peu de sources, cette contrée du très haut plateau du sud de la Chine, a histoire de sa vie sociale et quotidienne, assez peu connue, car cette contrée était impénétrable pendant de nombreux siècles notamment en raison de sa géographie particulière et de l’absence de voies praticables, nous trouvons toutefois des témoins comme certaines congrégations religieuse occidentales dés 1600, comme la congrégation des jésuites et plusieurs autres jusqu’au siècles les plus récents, toutefois, je recherche en vains des témoignages écrits de membres de ces congrégations sur la vie sociale et quotidienne dans cette région, et bien, je n’en ai pour l’instant, toujours trouvé aucun ou toujours des généralités de témoins extérieurs qui décrivent dans les grandes lignes l’histoire de ces congrégations et de leur pérégrinations au Tibet, il existe toutefois un témoignage vécu et direct franchement savoureux d’un moine japonais
  • Tarouilan
    Le Tibet, c’est complexe, pour ce qui est de sa vie sociale et quotidienne vue d’un point de vue extérieur aux classes dirigeantes et religieuses anciennes du Tibet lui-même, nous avons peu de sources, cette contrée du très haut plateau du sud de la Chine, a histoire de sa vie sociale et quotidienne, assez peu connue, car cette contrée était impénétrable pendant de nombreux siècles notamment en raison de sa géographie particulière et de l’absence de voies praticables, nous trouvons toutefois des témoins comme certaines congrégations religieuse occidentales dés 1600, comme la congrégation des jésuites et plusieurs autres jusqu’au siècles les plus récents, toutefois, je recherche en vains des témoignages écrits de membres de ces congrégations sur la vie sociale et quotidienne dans cette région, et bien, je n’en ai pour l’instant, toujours trouvé aucun ou toujours des généralités de témoins extérieurs qui décrivent dans les grandes lignes l’histoire de ces congrégations et de leur pérégrinations au Tibet, il existe toutefois un témoignage vécu et direct franchement savoureux d’un moine japonais ; Kawaguchi : http://jean.dif.free.fr/Images/Tibet/Chrono/Kaw..., qui à la fin du 19ème siècle nous dresse du Tibet une portrait très différent des images d’Epinal aseptisées actuelles, c’est rafraichissant.
  • Tarouilan
    Le Tibet, c’est complexe, pour ce qui est de sa vie sociale et quotidienne vue d’un point de vue extérieur aux classes dirigeantes et religieuses anciennes du Tibet lui-même, nous avons peu de sources, cette contrée du très haut plateau du sud de la Chine, a histoire de sa vie sociale et quotidienne, assez peu connue, car cette contrée était impénétrable pendant de nombreux siècles notamment en raison de sa géographie particulière et de l’absence de voies praticables, nous trouvons toutefois des témoins comme certaines congrégations religieuse occidentales dés 1600, comme la congrégation des jésuites et plusieurs autres jusqu’au siècles les plus récents, toutefois, je recherche en vains des témoignages écrits de membres de ces congrégations sur la vie sociale et quotidienne dans cette région, et bien, je n’en ai pour l’instant, toujours trouvé aucun ou toujours des généralités de témoins extérieurs qui décrivent dans les grandes lignes l’histoire de ces congrégations et de leur pérégrinations au Tibet, il existe toutefois un témoignage vécu et direct franchement savoureux d’un moine japonais ; Kawaguchi : http://jean.dif.free.fr/Images/Tibet/Chrono/Kaw..., qui à la fin du 19ème siècle nous dresse du Tibet une portrait très différent des images d’Epinal aseptisées actuelles, c’est rafraichissant.
    Comme tous les témoignages provenant de Chine sont toujours récusés de manière idiote et psychorigide par les opposants antichinois, nous devons nous contenter de spécialistes ou journalistes ou témoins occidentaux :
    - Le journaliste anglais Edmund Candler, qui s'est rendu à Lhassa en 1904, a dépeint en détail, dans « La Face cachée de Lhassa », la société du Tibet ancien. Qui précise que, « le peuple tibétain vivait à cette époque, tout comme au Moyen Age, non seulement du point de vue de son régime politique et de sa religion mais aussi de ses sanctions sévères, de sa sorcellerie, de son système de réincarnation et de ses tortures par le feu et l'huile bouillante, sans aucune exception au quotidien, sous tous les aspects. » Le Tibet ancien se caractérisait par sa théocratie. La haute société religieuse et les monastères constituaient une force puissante, occupant à la fois les rôles de gouverneur politique majeur du Tibet et de plus grand propriétaire de serfs, bénéficiant de nombreux privilèges politiques et économiques, et dominant la vie matérielle et spirituelle de l'homme. Dans « La Face cachée de Lhassa », Edmund Candler écrit : « Cette région applique un système féodal. Les lamas sont les détenteurs réels du pouvoir, et les paysans sont leurs esclaves. » « Les moines constituent une force puissante qui domine tout. Même les bouddhas ne peuvent pas se passer des moines. » Selon les statistiques, le Tibet abritait 2 676 monastères comprenant 114 925 moines dont 500 petits et grands bouddhas vivants et 4 000 moines détenant réellement le pouvoir économique entre leurs mains. A cette époque, un quart des hommes tibétains étaient devenus moines. Les monastères Drepung, Sera et Ganden accueillaient plus de 16 000 moines, en possession de 321 domaines, de 9 800 ha de terre, de 450 prés, de 110 000 têtes d'animaux domestiques et de 60 000 serfs.
    - Charles Bell, représentant commercial d'Angleterre à Lhasa dans les années 1920, a esquissé dans la Biographie du XIIIe Dalaï Lama le portrait suivant : en comptant sur son statut théocratique, le Dalaï Lama a le droit de récompenser et de punir en toute liberté ; il maîtrise à la fois le sort actuel des serfs et leur futur destin, ce qui constitue son atout pour pouvoir menacer.
    - Le tibétologue américain Melvyn Goldstein explique de façon détaillée : « Au Tibet, la société et le gouvernement sont basés sur un système de valeurs selon lequel les pratiques et objectifs religieux se placent au-dessus de tout. » « Les droits et les privilèges religieux ainsi que les grands monastères jouent un rôle majeur dans l'empêchement du progrès ». La religion et le groupe de monastères, ajoute-t-il, « constituent un joug lourd pour le progrès social tibétain »
    Ceci n’est qu’un tout petit extrait soft, de l’appréciation d’occidentaux « neutres » sur le Tibet d’avant 1950, qui résume simplement l’existence d’un régime social épouvantable et une vie quotidienne atroce, pour la population, réduite dans sa très grande majorité au servage et à l’esclavage, avec une cruauté extrême à leur encontre des classe dirigeantes et religieuses.
    Le Dalaï-Lama, a-t-il au regard de ce qui est exposé ci-dessus, la moindre qualité à représenter autre chose que les classes dirigeante du Tibet ancien, les anciens esclaves et leur descendance peuvent-ils être représenté par lui ? c’est pas serrieux.
  • Il y a sur AV de puis plusieurs jours un article d'un cercle "pro-tibétain", bizarrement il n'a pas encore été approuvé.

    Pour ma part, j'ai voté pour sa parution car il y a à l'intérieur un certain ombre d'éléments disons assez cocasses, ceci expliquant sans doute sa non-parution, dommage !
  • Salut Alain,
    En effet, il a disparu des articles à valider.
    Visible quelque part ailleurs?
    J'aime ce qui est cocasse. :-))
  • Cet article a bizarrement été publié en même temps que le mien, alors qu'il trainait en modération.

    Je vais beaucoup, beaucoup espacer mes publications sur AV, de toute façon, mis à part une ou deux personnes, il est impossible de débattre, juste de se battre et cela ne m'intéresse pas.
  • Cher Alain,
    Je n'aurai pas 8 points pour répondre, j'en aurai un seul. Je ne fais intervenir personne d'autres que ceux qui sont impliqués. Je rappelle je raisonne comme une machine, en version dichotomique 0 et 1. Il y a l'espace et le temps qui entrent en jeu. L'espace parce qu'un endroit n'est pas l'autre. Le temps, parce qu'une situation peut changer très vite en fonction de tellement de paramètres.
    Puisque tu sembles avoir été au Tibet, qu'est-ce qu'on t'y a raconté quand tu as posé la question? Ce sont des reportages de la sorte qui m'intéressent.
    Chaque cas particulier est comme on dit "particulier".
    Je viens de lancer un commentaire sur 2 articles qui parlaient des Africains.
    Des jérémiades, des constatations que tout le monde connait. Le passé, la colonisation.... réfléchissons là où cela se passe et pour un snapshot de temps puisqu'on ne peut prédire le futur.
  • Justement Guy, ceux qui sont impliqués sont au nombre de deux :

    La nation Chinoise dont fait partie le Tibet, et le peuple Tibétain (ceux qui y vivent, pas ceux qui en parlent)

    Ton raisonnement binaire (O-1) ne tiens pas car il crée deux camps distincts : les bons d'un côté, les méchants de l'autre, ce qui est loin d'être la cas.

    Les problèmes d'identités culturelles, je connais bien ici, une région peuplée par pas moins de 12 ethnies très distinctes, ce qui doit à cette région une grande partie de son retard, s'étant tapés dessus pendant des siècles.

    Lors des émeutes au Tibet, il s'agissait avant tout d'agitation sociale, les jeunes tibétains (il n'y a pas que des prêtres) ayant du mal à avaler que les postes à responsabilités soient confiés pratiquement qu'à des hans qui par conséquent ont aussi l'argent.
    Quand il y a le m^me genre de troubles en France, on parle d'agitation causée par des voyous, alors que dans le fond le problème est le même, et c'est d'ailleurs cette base qui a causé le départ des Européens en Afrique, qui rappelons le, ne sont pas partis de leur plein gré, après avoir comme au Tibet apporté un certain nombre de choses.

    Je ne sais pas si tu connais l'histoire Française de la Nouvelle-Calédonie et des incidents qui s''y sont produit. Le référendum d'autodétermination aura lieu en 2018 au plus tôt.

    Que les Tibétains veuillent plus d'autonomie, qu'ils puissent pratiquer librement leur religion, je suis entièrement d'accord c'est leur souhait.

    Que des étrangers et quelques ex-nantis viennent y mettre la pagaille pour faire pression politiquement sur la Chine, je ne suis plus d'accord.

    Si cette amélioration peut intervenir, ce sera par le dialogue et l'aide occidentale dans cette discussion. Il faudra également l'agrément de l'opinion publique chinoise, ce qui ne posera pas de problèmes si cela est perçu comme une aide ou un conseil avec son lot d'explications intelligentes.

    Les Tibétains, ce n'est pas que le DL et quelques lamas, c'est avant tout un peuple de paysans, de bergers nomades.

    Le Tibet, ce n'est pas que Lhassa, ce sont aussi de grandes plaines désertiques où les mêmes paysans mettaient autrefois plusieurs jours pour aller s'approvisionner dans les villes des plaines, avec le train, ils ne mettent plus que quelques heures.

    Je ne dis pas que tout est rose, loin de là, mais ce n'est pas aux gueulards habituels et autres politiques en perdition à aller jeter de l'huile sur le feu.

    Le côté folklore à "bobos", c'est bien quand on y va en vacances 15 jours par an, mais pas pour y vivre.
  • Alain,
    Tu n'as pas répondu à la question mais j'aime ta réponse qui donne une autre approche. Désolé, déformation professionnelle, quand il y a trop de réponses à une question, c'est qu'elle n'est pas prise à la base pour être répondue par 0 ou 1. C'est ça la logique, une découpe d'un processus, auquel tu n'as plus qu'à répondre par oui ou par non. Les points d'entrée peuvent être différents, en fonctions des données présentes, mais le raisonnement devrait arrivé à une solution très similaire. Je prends du recul et je reviens.
  • je pense que ta question est celle-ci:
    "Puisque tu sembles avoir été au Tibet, qu'est-ce qu'on t'y a raconté quand tu as posé la question? Ce sont des reportages de la sorte qui m'intéressent."

    Désolé, je suis passé au travers.

    Je suis allé deux fois au Tibet, mais pas à Lhassa, ce qui pour certains fait perdre toute valeur à mon témoignage comme s'il était impossible de parler de la France hors de Paris ou de la Belgique hors de Bruxelles, mais bon.

    Je n'ai pu parler qu'avec, ou par l'intermédiaire de personnes plus ou moins jeunes (25-40 ans), les autres ne parlant pas Chinois, mais ou le Tibétain et parfois que leur dialecte.

    Le Dallaï Lama, ils ont un profond respect pour lui en tant que religieux, mais pas pour l'homme politique dont ils connaissent d'ailleurs très peu la carrière, quand ils la connaissent. C'est bien plus une icône qu'un être humain, genre de pape du bouddhisme Tibétain.

    La présence Chinoise, majoritairement ils s'en foutent, certains sont contents pour les écoles, les hôpitaux, etc .., d'autres trouvent qu'il y a trop d'étrangers dans les villes, pas que des Hans, mais aussi d'autres ethnies. Ils trouvent, non pas qu'ils sont envahis, mais qu'ils prennent trop les bonnes places.

    Les jeunes, ce qui les intéressent, ce sont les MP3's, les motos et de plus en plus les voitures, la religion, ils s'en moquent et beaucoup voudraient partir, non pas en Inde, mais dans les grandes villes pour gagner de l'argent.

    Il y a effectivement pas mal de militaires, c'est une zone frontalière sensible, ça, c'est mon avis personnel après avoir à plusieurs reprises été là où mon épouse est née, à la frontière du Vietnam, il y en a beaucoup aussi.
  • Alain,
    Merci, pour ce témoignage.
    Donc, ce n'est qu'un problème de jeunes tibétains qui ne voudraient pas rester au Tibet. Ok. Cela pose un autre problème.
    Sont-ils, à ce point, "encerclés" dans les frontières?
    Problème de visa?
    Les communautés chinoises qui se sont expatriées existent partout. Des restaurants, des China Town à Montréal, à San Francisco et autres.
    Pourquoi a-t-on peur de les laisser partir?
    Pour ce qui est du territoire tibétain, là, je vois l'eau de l'Himalaya qui attire les convoitises.
  • "Pourquoi a-t-on peur de les laisser partir? "

    Ce n'est pas une peur, mais un problème de hukou, livret de famille, qui limite les déplacements vers les grandes villes.

    Ensuite, ils y feraient quoi, sans argent et sans travail ?

    Oui, il y a pas mal de sources dans l'Himalaya.
  • Comme dit en préambule de l'article, celui-ci ne traite pas des tibétains, mais de ceux qui se mettent en avant en leur nom et qui ont donné le résultat que tout le monde connait après 50 ans soit 0.

    1°) Obama dans son discours, et ce comme tous les dirigeants passés et présents précisent que le Tibet fait partie de la Chine

    2°)La dernière visite d'une commission Européenne au Tibet a mis en avant les progrès réalisés au niveau de l'évolution de cette région.

    3°)Lors des diverses agitations périodiques, on ne voit sur la plateaux de télé que des moines, ce qui est de mauvaise augure si ce pays revenait à son état antérieur, le peuple semblant toujours être considéré comme des sujets par les soutanes oranges

    4°) Après avoir demandé une indépendance pure et simple, le gouvernement en exil, composé en grande partie de parents ou de proches du Dalai Lama, se sont prononcés pour une plus large autonomie, ce qui aurait dû provoquer dans la minute la dissolution de ce gouvernement qui n'a plus de raison d'être.

    5°) Après avoir parlé de génocide humain, et voyant que cela ne prenait pas, ils se sont rabattus sur un génocide culturel, un peu comme si en France on obligeait tout le monde à parler Français . Comment ? ..... Ah, c'est ce qui se fait, désolé.

    6°) La plus grosse communauté tibétaine exilée hors d'Asie, vit en Suisse, sans doute à cause du climat ..... J'en saurais plus dans 1 mois.

    7°) La plupart des leaders actuels ne sont pas nés dans la région du Tibet, mais aux US, en Europe, et seraient sans doute bien ennuyés de quitter leur confort pour aller se les geler dans les montagnes.

    8°) Chacun a le droit de se donner bonne conscience, européens compris, de plus ils ont eux l'expérience de ce genre de contorsions.

    .
  • On ne quitte pas ses racines sans raisons, à mon avis.
  • Alain,
    "ceux que vous pouvez rencontrer en Belgique ou ailleurs n'ont souvent jamais mis les pieds dans la région qu'ils revendiquent."
    Quelles raisons de n'avoir pas mis les pieds dans la région?
    La dissidence, n'est-ce pas le résultat de cet état de chose?
  • Bonjour,

    faudra t'il encore que vous les bons interlocuteurs au niveau Tibétain, car ceux que vous pouvez rencontrer en Belgique ou ailleurs n'ont souvent jamais mis les pieds dans la région qu'ils revendiquent.

    Par contre les acteurs permanents de cette comédie que j'ai décrite, oui vous pouvez les rencontrez. Je pense même qu'ils seront nombreux sur AV demain lorsque j'aurai posté cet article.

    Vous verrez, ce sont de très bons comédiens ...
  • Alain,
    Comme tu le dis souvent, je me retournerai vers les acteurs eux-mêmes.
    Pour ce qui est des Tibétains, je me dirigerai vers les Tibétains au préalable.
  • La question que je pose, et à laquelle je n'ai jamais obtenu la réponse est la suivante:

    à quoi sert cette agitation autour de ce problème, et surtout pourquoi garder cette forme de manifestation puisqu'elle a prouvé son inefficacité à faire avancer, mais à par contre hérissé la population Chinoise.

    Nombreux sont en effet ceux qui ont en mémoire le passage de la flamme à Paris et qui ne sont pas prêts de l'oublier.

    Pourquoi donc n'y a t'il pas le même engouement pour les Tchétchènes, les palestiniens, etc ... ?

    Deux poids, deux mesures suivant l'importance économique ?
  • Alain,
    Je ne passe pas par AV. Je reste par ici.
    J'ai trouvé très intéressant ce que Liang a donné comme lien.
    http://www.tibetdoc.eu/spip/spip.php?article150
    J'avoue, j'ignorais cela.
    Tu compares souvent la situation avec la France, que tu connais évidemment.
    J'ai vu des reportages au sujet de l'Ecosse où il y a aussi des séparatistes.
    Pourquoi? Parce que les gisements de pétrole se trouvent sur les plateformes dans le Nord http://www.chris-kutschera.com/Petrole%20Mer%20du...
    Tout est toujours une question d'intérêts économiques et pas de peuples.
    Les gens, on s'en fout en définitive.
    La religion n'est souvent qu'une base de retranchement et de propagande pour faire fléchir les populations.
  • Liang
    Bonsoir Guy,

    Toute les valeurs morales, quelles qu'elles soient, une fois mises en fanfaron, c'est pour préparer une lutte et cacher le véritable but.

    Au final, comme je l'ai déjà dis sur l'AV, doit-on jouer aux échecs - mettre mat l'adversaire, l'écraser complètement -, ou jouer au Go - compétition, sans réellement un perdant, et que ça peut recommencer ?

    Dans l'un, il y a besoin d'idéologie, dans l'autre non.
  • Liang
    Il y a deux revendications si l'on regarde examine de près dans cette cause : culturelle et matérielle. Il suffit de lire points de négaciations : http://www.tibetdoc.eu/spip/spip.php?article150

    La question culturelle, dans le cadre de la constitution chinoise, ne peut être résolue que si la religion du Pretre se modernise : séparation nette du pouvoir religieux et le pouvoir temporel.

    La question matérielle, non mise en avant mais bien réelle, concerne les terres des anciens gros propriétaires, confisquées par la révolution communiste. Le représentant des Tibétains en exile à Paris l'a bien rappelée dans une émission à la télé : " Ces gens-là étaient venus nous tout prendre..." . Si les terres confisquées sont redonnées aux anciens propriétaires au Tibet, toute la Chine volerait en éclat. On recommencerait une guerre pour partager les terres.

    Croire que la cause est pour les tibetains de base, faut vraiment être naif ou de gauche caviar. Pour ce dernier, la propriété privée est sacrée et la culture est une affaire des uniformes académiques.

    Quant à l'EU ou l'US, dans le concret, qu'est ce qu'ils en ont à se soucier si ce n'est que d'exiger la Chine de suivre la voie de l'économie libérale et déreglemente complètement le marché chinois ? Rappelons que la Chine n'est pas reconnue comme économie de marché par l'OMC et l'UE. Les chinois disent d'ailleurs qu'en Chine, c'est l'économie sociale de marché ce qui se traduit par un secteur économique publique à plus de 60 pour cent.
  • Et quelle solution rapide et intelligente ?
    Je partage votre point de vue sur l'appropriation presque comique de la cause tibétaine par les bienfaisants politiques occidentaux, mais même si certains sont en mesure de faire pression, je vois mal quelle est cette solution rapide et intelligente à laquelle ils auraient pu contribuer.
    -- Woods
  • Bonjour,

    Dans les années 1980 - 2000, c'est-à-dire lors que la Chine a désiré entrer dans l'OMC, il fallait mettre cette affaire sur le tapis en accord avec les US et la CE, puisqu'aujourd'hui cela parait tellement important, ce qui ne semblait pas l'être à cette époque.

    Vous me direz que ce n'est pas le rôle de l'OMC, ce qui est vrai, mais il fallait jouer cette carte à travers le vote des pays membres.

    Je ne dis pas que cela aurait été facile, mais sans doute envisageable.
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