Navigation Menu
le trai­te­ment dicta­to­rial du chômage en Chine

le trai­te­ment dicta­to­rial du chômage en Chine

En Europe en géné­ral et en France en parti­cu­lier, le taux de chômage est un argu­ment essen­tiel­le­ment poli­tique. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire ou d’écouter les décla­ra­tions sur ce sujet tour­nant autour de :

1°) C’est la faute de la droite lorsque la gauche est au pouvoir

2°) C’est la faute de la gauche lorsque la droite est au pouvoir

3° C’est la faute des Chinois lorsque les deux argu­ments ci-dessus ont été épuisés

4°) C’est la faute des immi­grés pour le Front natio­nal qui met gauche et droite dos à dos

Cette poli­ti­sa­tion du chômage explique en grande partie que le nombre de personnes sans emploi ne cesse d’augmenter du fait que contrai­re­ment à une écono­mie collec­ti­vi­sée, l’emploi n’a rien aucun lien avec la poli­tique. Dans une écono­mie de marché, c’est en effet ce dernier qui est à l’origine de la créa­tion ou de la destruc­tion des emplois. Pour résu­mer, l’emploi repose sur la demande des consom­ma­teurs et sur la faculté des entre­prises à y répondre, la poli­tique n’ayant par consé­quent rien à faire dans ce domaine.

Malgré des poli­tiques très diffé­rentes en matière d’emploi, le taux de chômage ne cesse d’augmenter, preuve de l’inadaptation des diri­geants démo­cra­ti­que­ment élus à résoudre ce problème. Les poli­tiques succes­sives, dont la célèbre loi sur les 35 heures, n’ont en effet pour but que d’étaler sur 1000 tranches de pain la quan­tité de confi­ture tout juste suffi­sante pour garnir 10 tartines. Le résul­tat pompeu­se­ment nommé soli­da­rité est un appau­vris­se­ment des classes sociales moyennes qui sont juste­ment celles qui consomment et font par consé­quent fonc­tion­ner les entre­prises. Ce mode de fonc­tion­ne­ment est en réalité très proche des anciens systèmes collec­ti­vistes illus­tré par l’exemple suivant :

  1. Un indi­vidu a besoin quoti­dien­ne­ment d’un mini­mum de 6 euros. Il en gagne 10 et dépense donc les 4 restants à amélio­rer sa vie, ce qui alimente la consommation.
  2. Par le biais des coti­sa­tions sociales et autres prélè­ve­ments dégui­sés, 5 euros sont pris dans la poche de celui qui en avait 10 pour donner 1 euro à 5 indi­vi­dus sans emploi.
  3. Les 5 béné­fi­ciaires ne vivent guère mieux, ce qui impose l’attribution de nouvelles aides sociales par le gouvernement.
  4. Celui qui gagnait 10 euros ne peut que survivre avec les 5 euros restants. Fini les achats de confort, la famille doit se serrer la ceinture.
  5. L’activité des entre­prises se réduit, ce qui les oblige à licencier.
  6. Pour faire face à cette situa­tion, le gouver­ne­ment décide de prendre un euro de plus dans la poche de celui qui en avait 10 puis 6 et aujourd’hui 5. Il est devenu pauvre, n’est plus motivé pour aller travailler et se voit à son tour licen­cié en raison de sa produc­ti­vité en baisse.

Contrai­re­ment aux appa­rences, ce système n’est pas appli­qué dans un pays commu­niste, mais bel et bien capi­ta­liste. Comme à la grande époque du «Bond en avant» de Mao, la France ne répar­tit pas ses richesses, mais la pauvreté.

Autre preuve de la poli­ti­sa­tion et de l’exploitation élec­to­ra­liste du taux du chômage : la Chine. Dans ce pays comme ailleurs, mais ici de manière moins hypo­crite, une personne qui a du travail se moque que son voisin n’en ait pas, ce comme celui qui n’en a pas n’a rien à faire que l’occupant du troi­sième étage en ait. Si les services offi­ciels char­gés des statiques publient de temps à autre un chiffre concer­nant le taux de chômage, c’est unique­ment pour ressem­bler aux pays où il est régu­liè­re­ment présenté, discuté et contesté. Pour faire plai­sir aux amou­reux des valeurs inutiles, le chômage en Chine touche entre 3 et 25 % de la popu­la­tion suivant les sources. Si des indem­ni­tés de chômage sont versées sous certaines condi­tions, elles ne concernent qu’une infime mino­rité en étant de plus très limi­tées dans leur montant et leur durée.

Comment font les Chinois ne possé­dant pas un emploi, du moins tel qu’habituellement défini, c’est ce que nous abor­de­rons dans le deuxième volet de cet article. Un aver­tis­se­ment toute­fois aux « âmes sensibles », la suite risque de paraître choquante en étant assez éloi­gnée des bavar­dages « élec­to­ri­sants » de mise dans nos contrées haute­ment civi­li­sées et solidaires.

Albié Alain
Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois.
Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes.
La publication d'extraits de cet article est autorisée sous réserve qu'un lien renvoie vers l'original.

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>