L’ASEAN, une porte pour le Guangxi
Le Guangxi, qui reste encore aujourd’hui une des régions les plus pauvres de Chine, semble être sur le bon chemin pour sortir de cet état d’isolement et de pauvreté qui est le sien depuis des siècles. Les conflits ethniques à répétition, qui ont par le passé contribué à son retard économique, sont aujourd’hui à classer au rang de l’histoire comme les épisodiques affrontements avec son voisin Vietnamien. Devenue le lien économique entre la Chine et les pays de l’ASEAN, la région bénéficie aujourd’hui tant du soutien des autorités centrales que des investissements financiers venus d’autres régions comme le Fujian. Cette région devrait, dans les années à venir, devenir une zone de libre-échange entre l’association des pays asiatiques et la Chine et ainsi se développer avec un bon nombre de retombées économiques de poids. Si Nanning est devenu le siège de nombreuses réunions de haut niveau et draine une part importante des échanges commerciaux lors de l’exposition annuelle, le reste de la région devrait profiter de cet apport de capitaux et devenir une place phare des échanges avec l’ASEAN.
Le Guangxi, qui reste encore aujourd’hui une des régions les plus pauvres de Chine, semble être sur le bon chemin pour sortir de cet état d’isolement et de pauvreté qui est le sien depuis des siècles. Les conflits ethniques à répétition, qui ont par le passé contribué à son retard économique, sont aujourd’hui à classer au rang de l’histoire comme les épisodiques affrontements avec son voisin Vietnamien. Devenue le lien économique entre la Chine et les pays de l’ASEAN, la région bénéficie aujourd’hui tant du soutien des autorités centrales que des investissements financiers venus d’autres régions comme le Fujian. Cette région devrait, dans les années à venir, devenir une zone de libre-échange entre l’association des pays asiatiques et la Chine et ainsi se développer avec un bon nombre de retombées économiques de poids. Si Nanning est devenu le siège de nombreuses réunions de haut niveau et draine une part importante des échanges commerciaux lors de l’exposition annuelle, le reste de la région devrait profiter de cet apport de capitaux et devenir une place phare des échanges avec l’ASEAN.Région superbement ignorée pendant des années par bon nombre de pays occidentaux, ceux-ci semblent réviser leur position en voyant cette région devenir une plateforme importante d’échanges entre la Chine et les autres pays asiatiques, faisant du Guangxi une porte d’entrée vers ces mêmes pays. C’est en tout cas ce que semble avoir compris la région Rhône-Alpes qui sera présente lors de l’exposition de novembre 2009 à Nanning, au travers de la chambre de commerce du Nord – Isère.
Cette présence montre un net changement de mentalité, après qu’un pays comme la France se soit cantonné aux seules régions traditionnelles que sont celles du Guangdong et de Shanghai. Si l’effort est louable et doit être souligné, cela ne doit pas cacher un certain nombre de difficultés, spécifiques à ces régions trop longtemps oubliées. Ces difficultés sont avant tout d’ordre culturel, car, là où les régions habituellement tournées vers les échanges commerciaux ont les structures et les mentalités rôdées à ce genre de transactions, il en va tout autrement pour ces « oubliés de la croissance » qui ne sont pas toujours prêts et ce, malgré leur bonne volonté, à accueillir ces nouvelles structures tant industrielles que financières. Il faudra donc du côté chinois un maximum d’effort, mais également une certaine faculté d’adaptation de la part des éventuels investisseurs occidentaux. - Le positionnement spécifique de la banque du Golfe (Guangxi Beibu Gulf Bank, ex banque de Nanning) devrait participer grandement à cet essor économique, cet établissement se spécialisant dans le soutien aux échanges entre l’ASEAN et la Chine, ouvre en effet depuis quelques années un bon nombre de nouvelles agences à travers la région et intensifie ainsi l’image de vitrine internationale que veut devenir le Guangxi. Si cette région a d’ores et déjà de nombreux atouts en raison de sa vocation agricole et donc des produits agroalimentaires qui y sont fabriqués, il manquait ce volet industriel qui semble se créer actuellement avec l’implantation de plusieurs entreprises de robotique ou autres activités mécaniques et électroniques.
Si le niveau de vie de la région devrait aller en augmentant au cours des prochaines années, il reste le problème des agriculteurs, bien trop nombreux en rapport des surfaces exploitables et qui, bien qu’alimentant en denrées alimentaires de base une bonne partie du pays, ont des revenus bien trop faibles et doivent également bénéficier de ces retombées économiques. Après le développement commercial et industriel de la région, ce sera le défi auquel seront confrontés les responsables locaux qui doivent veiller à ce que le fossé des inégalités sociales ne se transforme en un abîme qui transformerait un essor économique en un affrontement social résultant d’un déséquilibre trop important.- Les dix années qui viennent seront déterminantes pour cette région qui a bien trop souffert par le passé de ses spécificités et qui doit maintenant en tirer les avantages. Si les volontés de sortir cette région de sa pauvreté chronique sont réelles, encore faut-il que cela profite à une majeure partie de la population, au risque en cas d’échec de revenir des siècles en arrière.
