Le monde vu de Chine

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La CS 60 Royale de Carlsson : pour rouler ou se montrer différent


RichesseEn Chine il y a des gens très pauvres, mais aussi des gens très riches. Si d’habitude je ne m’intéresse guère à cette classe sociale puisqu’ayant la même odeur partout dans le monde, il reste toutefois difficile de ne pas y faire allusion. Parmi les grandes lignes directrices de cette minorité de Chinois, le besoin d’être au même niveau que ses homologues occidentaux. La maison, les amis, l’épouse ou éventuellement la maîtresse si plus jeune et plus jolie, font partie de ces standards que l’on retrouve dans bien des pays. A ces aspects  loin d’être originaux, il faut ajouter la voiture, signe ambulant de son niveau de vie.

Si Audi a ainsi réussi à s’imposer aux côtés de BMW dans le haut de gamme, Mercédès connaît elle aussi les joies liées à la vente de ses véhicules, le domaine de l’automobile ne semblant que peu sensible aux droits de l’homme et autres visions humanistes. L’argent n’ayant pas d’odeur, ou comme dit plus haut la même quel que soit le pays, le constructeur Allemand réalise en Chine un chiffre d’affaires intéressant, surtout vu le potentiel de clientèle encore faible. C’est devant cette situation pour le moins alléchante que le préparateur Carlsson a décidé lui aussi d’attaquer ce marché chinois avec la CS 60 Royale.

RichesseBasé sur la S600, le moteur a été modifié de telle façon qu’il atteint 600 chevaux contre 517 pour le modèle Mercédès de base. Pouvant atteindre 320 km/h, la CS 60 a été également modifiée en ce qui concerne sa carrosserie avec un certain nombre d’améliorations maison comme la calandre, les jupes latérales ou les splendides jantes de 20 pouces. Côté habitacle, et pour ne pas que le passant confonde la CS60 avec une « vulgaire » S600, Carlsson a apposé  sa signature un peu partout. Même le pédalier rappelle d’où vient ce véhicule, ce sans doute pour les rares fois où le conducteur regarde ses pieds.

Si je n’ai pas été capable de trouver le prix chinois de cette voiture, il est certain qu’il doit se situer assez loin de la portée du premier, deuxième ou même troisième venu. En plus de faire le bonheur de quelques richissimes Chinois, c’est tant Mercédès que Carlsson qui se frotte les mains de voir ainsi la « Chine communiste » acquérir ses véhicules. S’il est souvent question des T-shirts et autres breloques importées de Chine, il est étrangement moins fait écho d’un marché qui génère des emplois dans une Europe qui en a bien besoin, ce qui explique sans doute que les beaux discours à vocation humanistes sont provisoirement mis au placard. Tiens au fait, en quoi roulaient les ex-dictateurs Tunisiens, Égyptiens ou Libyens, en QQ ?

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Albié Alain

Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois. Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes. La publication d'extraits de cet article est autorisée sous réserve qu'un lien renvoie vers l'original.