La Chine devient trop chère ? Cassez-vous !


La Chine devient trop chère ? Cassez vous !

La Chine devient trop chère ? Cassez vous !En augmentant un certain nombre de taxes sur les entreprises étrangères, le gouvernement a provoqué une crise non pas économique, mais de pleurs, spécialité d’un certain nombre de pays dont la France. Cette rivière de larmes bordée de critiques à l’égard du gouvernement Chinois risque fort de devenir un torrent lorsque va être promulguée la nouvelle loi sur l’immigration qui devrait apporter tant de nouvelles contraintes que de bien plus fréquents et profonds contrôles sur la communauté étrangère.

Il serait temps de rappeler aux pleureuses de service que la Chine est un état souverain, c’est-à-dire qu’il décide lui-même les mesures qu’il juge bénéfiques pour son fonctionnement. Il faudrait ensuite que ces personnes finissent par comprendre que si ce pays a pu se passer des services d’une société de l’importance de Danone, leur absence en Chine ne peut en aucun cas compromettre son équilibre financier, d’autant plus que les bénéfices tirés de leur activité sont souvent sans aucune commune mesure avec ce qu’ils paieraient dans leur pays d’origine.

Si la Chine laisse « bricoler » un certain nombre d'étrangers sur son territoire, les entrées de capitaux étrangers, seule chose qui intéresse le gouvernement chinois, sont avant tout l'affaire de grands groupes autrement structurés que l'aventurier venu chercher ici ce que son pays ne peut lui offrir malgré sa cargaison de diplômes plus ou moins au rabais.

J’avoue que lorsque je lis cela :

« Soit le gouvernement se bouge réellement et fait vraiment quelque chose ou alors cela se terminera fatalement très mal. Perso, si ça continue je souhaite juste qu’il y a des problèmes sociaux économiques pour réveiller un peu tout le monde… »( à lire ici), j’hésite entre l’incrédulité devant un raisonnement aussi primaire et l’envie de rire. Le monde étant en effet plein de pays à commencer par le sien qui sera très heureux d’accueillir un tel génie du marketing ou du commerce, que l’on se demande les raisons qui le poussent à rester dans un pays aussi hostile.

Ce que reprochent certains en ce qui concerne ces nouvelles mesures et la vie professionnelle en général, c’est que les entreprises locales ne sont pas traitées sur le même pied d’égalité que leurs homologues chinoises. Eh bien oui, les entreprises étrangères sont plus contrôlées, moins favorisées que celles nationales, et j’attends que ces rois de la rigueur dressent une liste des pays où il en est autrement. La Chine est encore un pays pauvre, d’où leur présence de la plupart d’entre eux venus exploiter les bas coûts de main-d’œuvre, et il est donc logique que les autorités prennent l’argent là où il se trouve, soit dans la poche des riches ou censés l’être. Pour ce qui est des importateurs, c’est l’espoir du développement d’une classe sociale moyenne qui les fait venir, et il est donc tout aussi logique qu’ils participent à cet essor, d’autant plus qu’une partie des bénéfices reviendront dès lors dans leur escarcelle.

Ce qui est également « amusant », c’est que ce sont ces mêmes personnes, souvent grands défenseurs des droits de l’homme et du peuple Chinois, qui trouvent à redire sur une légère augmentation de taxes, alors que les sommes perçues peuvent participer à un meilleur niveau de vie de la population. Il reste maintenant à voir si Air France ou autres compagnies vont devoir affréter des avions supplémentaires chargés de ramener vers leurs pays d’origine les mécontents d’un système qui parce qu’il leur profite moins n’a plus à leurs yeux les mêmes qualités. Je ne me fais toutefois aucune illusion sur le nombre de retours soudains, ce qui ne m’empêche pas de conclure par ces mots : si la Chine est trop chère pour vous cassez-vous !, et ce, même si ce terme n’est pas web 2 ou politiquement correct.

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La Chine devient trop chère ? Cassez vous !

San Shuo, une Miao au pays des Zhuang

Ce roman tiré d’une histoire vraie n’a rien d’un dépliant touristique en ayant pour objectif tant de retracer ce qu’a été la vie de cette Miao du Guangxi, que l’environnement dans lequel elle a évolué. Parce qu’en Chine les gens se parlent beaucoup, j’ai tenu à ce que les personnages de ce livre soient les plus vivants possible et les plus proches de la réalité. Les mots employés sont simples parce que tant les miens que ceux utilisés par les habitants de ces contrées dont une bonne partie sont davantage passés devant l’école qu’ils y sont entrés. C’est d’ailleurs sans doute ce qui me plait le plus dans ce pays qui se traduit par une simplicité dans les dialogues quotidiens permettant de résoudre des situations pourtant souvent 

Cliquez ici pour découvrir San Shuo, une femme autant étonnante que détonante.

 

16 Commentaires

  1. René dit :

    Et oui,
    Après cinq ans passés en Chine, c’est ce que je m’apprête à faire.
    Non parce que la Chine devient trop chère, dans l’absolu, comme vous semblez le dire. Mais parce que tout en Chine est sur-évalué. C’est un pays qui semble construit sur du sable, où le système éducatif ne tient pas ses promesses, ni le système médical, ni le système politique mais là je ne vous apprends rien je pense, ni le modèle social…
    J’ai occupé ces cinq années au démarrage d’un centre de développement, puis à la création d’une société d’engineering, accessoirement à l’apprentissage du Mandarin. J’ai recruté des ingénieurs chinois, créé des équipes, assuré des formations. Et cela me coute de l’écrire, mais après cinq ans, je fais un constat d’échec. La Chine n’est pas prête pour ça. Lors du dernier entretien d’embauche que j’ai fait il y a une semaine, un « Master en Electronique » m’a demandé un salaire mensuel de 35000RMB, soit près de 3500 euros. Il avait trente ans, ses connaissances en électronique étaient celles d’un ingénieur français débutant, son expérience de six ans dans sept sociétés différentes, ce qui représentait un « plus » à ces yeux.
    Je pense que des maîtres de conférence à Normale Sup ne sont pas à ce salaire là. C’est normal me direz vous: cette école, aux résultats aléatoires que l’on sait, est péniblement classée soixante et onzième au palmarès des universités de Shanghai.
    Alors là, on croit rêver, on se pince…
    Je me suis donc intéressé de façon plus précise à la formation des « Masters » et autres « PHDs ». Et bien c’est maigre. Jusqu’au niveau Master, les élèves n’ont pas de devoirs, les exercices sont essentiellement des questions à choix multiples. Ils ne rédigent pas. Ils ne manipent pas. Ou plus exactement, si. Ils travaillent pour leur professeur, qui lui fait « sa recherche ». Et là, je traduis pour ceux qui ne parlent pas le PuTongHua: le professeur améliore ses fins de mois en menant des travaux de consultant ou d’étude pour des entreprises extérieures, en utilisant gracieusement les moyens matériels et humains de l’université. Les élèves sont les petites mains, qui ne peuvent qu’accepter cette situation, sous peine de compromettre l’obtention de leurs diplômes.
    Le résultat est un grand gâchis: au pire des étudiants arrêtent leurs études avant le PHD car ils ne veulent plus de cet état d’esclavage, au mieux ils arrivent dans le monde du travail supposément « ingénieurs », sans préparation, si ce n’est un plan de carrière à décollage vertical bien ancré dans la tête. Cela fait vingt cinq ans que je fais ce métier, et c’est la première fois que je suis amené à recruter des gens tout à la fois supérieurement intelligents, prodigieusement incompétents et terriblement arrogants.
    Ce qui est stupéfiant en Chine c’est que, où que se porte votre attention, vous découvrez immanquablement ces mécanismes de corruption, de passe-droit, de non-dit, d’état de fait, qui conduisent à des situations où le bon résultat n’est pas au rendez-vous, où il n’y à pas de qualité dans les produits fabriqués pas plus que dans les relations humaines des équipes qui les produisent, où finalement tout est cheval-cheval-tigre-tigre.
    C’est stupéfiant en effet, parfois amusant dans les petits détails du quotidien, toujours terrifiant quand on pense aux grands projets comme la construction de deux cents réacteurs nucléaires, de trains rapides, d’avions gros-porteurs ou de barrages pharaoniques. Car aujourd’hui la Chine joue dans la cour des grands. Elle mène depuis les années Deng XiaoPing une opération séduction (vous diriez une danse du ventre) qui a eu sur l’occident l’effet que l’on connait. Le résultat se résume en une valeur, un taux de croissance. Un nombre à deux chiffres, à faire baver d’envie les gens qui pensent que le monde se règle par projection sur une feuille de leur tableur Excel, et que la valeur d’un peuple s’estime par la seule évolution de son PNB.
    Mais réellement, reste-t-il en Chine autre chose que ce nombre à deux chiffre?
    Dans un an je quitte la Chine.
    Non parce qu’elle est devenue un luxe que je ne puis plus m’offrir, comme le titre revanchard de votre article voudrait le laisser penser. Mes besoins sont modestes. Mais parce qu’arroser le désert est une activité certes dispendieuse, mais essentiellement lassante. A l’évidence, il faut attendre que les fondations soient mises en place. L’ampleur de ce chantier se compare à la percée du Grand Canal et l’érection de la Longue Muraille tous deux réunis. A l’échelle de la Chine, c’est donc possible. Mais la Chine seule peut en décider l’ouverture, elle est souveraine, vous vous plaisez à le rappeler. Je ne vois rien venir en ce sens, ni même qu’il y ait une prise de conscience de la fuite et de la gabegie qu’occasionne ce soubassement déficient. Tant le territoire est grand, tant le vivier humain jeune et fort semble inépuisable, tant les ressources naturelles, les capitaux et l’argent facile sont à portés de main. Et puis la Chine est bien trop occupée à faire le mariole, à montrer au reste du monde ses muscles fraichement acquis pour s’occuper de détails.
    Les états d’âme des pleureuses qui voient leurs bénéfices déjà indécents amputés par des taxes déloyales ne m’intéressent pas, je vous rejoins sur ce point.
    On peut donc avoir envie de quitter la Chine pour d’autres raisons.

  2. Alain dit :

    Bonsoir René,

    tout d’abord merci pour votre commentaire fort complet et intéressant.

    Le titre de l’article n’a rien de revanchard et se veut au plus humoristique, ou sarcastique à l’adresse de certains.

    Pour ce qui est de votre analyse, j’y souscris à 100 %. Ce pays n’a pour l’instant aucun avenir seul sur bien des domaines. ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il n’a en fait réalisé aucun progrès de fond en 20 ans. Un de mes frères a travaillé pour Framatome à la construction d’une centrale nucléaire dans le Guangdong lors des années 90. Il m’expliquait avec quelle frayeur ils allaient laisser les clefs aux Chinois.

    20 ans plus tard, rien n’a changé et comme vous le dites, ce pays est bâti sur du sable dont la plus grande partie est les secteurs que vous évoquez, et auquel il faut ajouter la corruption.

    Pour l’instant j’y vis parce que certains aspects me plaisent. Le jour où ce ne sera plus le cas, je me « casserai », mais sans me plaindre de quoi que ce soit. Je tente de croire encore en sa réussite, du moins de manière locale et ponctuelle. N’ayant jamais eu l’âme d’un colonisateur, la Chine ne me doit rien, je ne lui dois rien non plus, pas plus que mon pays d’origine.

    Bonne soirée.

  3. sarah dit :

    bonjour René
    vous semblez vraiment las.
    je vous souhaite de trouver mieux ailleurs.
    auquel cas n’en parlez à personne cela deviendrait la Chine.

    je ne veux pas être sarcastique. La plupart des choses qui vous mettent en colère se trouvent dans beaucoup d’autres pays.


    sc

  4. Nicolas dit :

    D’après vous, tout est nul, rien ne va plus en Chine. Votre commentaire donne une partie de la réalité chinoise, mais la réalité chinoise ne se résume pas qu’à ça… Comme dit quelqu’un : Tout ce qui est exagéré n’a pas de sens… Si les masters et Phs chinois sont aussi mauvais, comment se fait-il que les universités occidentaux en recrutent beaucoup ?

  5. Alain dit :

    Bonjour Sarah, bonjour Nicolas,

    sans répondre à la place de René, je comprends assez bien sa réaction. Comme vous le savez, la Chine est un pays très cyclique dans son comportement, et cela influe même sur les étrangers. Je connais moi-même des périodes d’abattement devant des manières d’agir qui semblent incurables. Si René n’était pas attaché à ce pays, il ne réagirait sans doute pas de cette façon.

    Il y a ensuite la réalité des faits que l’on ne peut se cacher. Même les Chinois en sont conscients et sont eux-aussi parfois très critiques. Combien de fois ai-je entendu de la part de personnes issues de la génération des 40 ans et plus: « Du temps de Mao, ça ne ce serait pas passé comme ça ».

    Réponse surprenante quand on connait les ravages qu’ont causé certaines erreurs la doctrine Maoïste. Mais il faut comprendre que le changement de politique des années 80 n’a profité qu’à un petit nombre et en a desservi beaucoup. Lorsque René dit que ce pays est construit sur du sable, il a raison car bâti trop vite et sans que le ciment ait le temps de prendre.

    Il est certain que la Chine n’a pas le monopole de ces dérives, mais les apparences sont souvent trompeuses. Est-il difficile de vivre en Chine pour les Chinois ? Oui, pour la majorité d’entre-eux. Est-il difficile pour un étranger de vivre en Chine ? Oui, encore plus, du moins pour ceux qui vivent au contact de la population chinoise de base.

    Est-ce un enfer ? Non, loin de là, mais pas non plus un paradis. La Chine est un pays en devenir, passionnant, fascinant, mais parfois aussi fatiguant.

  6. art13 dit :

    Si être critique, c’est bien, être positif, c’est encore mieux.

    Il n’est pas une compagnie chinoise d’un peu d’importance à ne pas faire des pieds et des mains pour se voir certifiée ISO.

    La France moderne, donneuse de leçons, c’est bâtie en deux siècles.. ça fait 20 ans que la Chine se relève vraiment, depuis M. Deng.

    Tianhe (l’ordinateur le plus rapide) n’est pas bâti sur du sable.. C’est vrai que ce grand pays fonctionne à plusieurs vitesses mais c’est inévitable. Un petit exemple d’un petit échec dans une petite société n’arrivera pas à cacher les nombreux exemples de grandes avancées dans des domaines multiples.

  7. Nicolas dit :

    Bonjour Alain,

    Je trouve le commentaire de René très surprenant. Il voit matière à polémiquer là où je ne vois rien… Il y a des profs salauds comme il y a des prêtres pédophiles, des avocats véreux, des douaniers qui détournent de la marchandise, et des journalistes qui pipeautent un article ici ou là. Il n’y a pas à défendre outrancièrement les brebis galeuses, comme il n’y a pas à bâtir de généralités sur ces malheureux exemples. Sur Chine hebdo, il y a plein d’investisseurs français en Chine, qui s’en sortent très bien et qui donnent des points de vue très différents de ceux de René. Pour moi, il ne fait aucun doute que René ait subi quelques revers en chine pour perdre à tel point l’esprit de la mesure. C’est très plaisant pour les investisseurs, qui ont échoué en Chine, de crier haro sur Chine, ça leur exonère de toute responsabilité.

    Quant aux étudiants chinois, il y a en a plein dans les classes préparatoires français : ils arrivent très bien à décrocher Polytechnique, Normal Sup, Centrale, etc…

  8. Nicolas dit :

    Un ajout : le salaire moyen des polytechniciens qui débutent dans le monde du travail dépend assez largement du domaine, du lieu du poste etc, mais l’ordre de grandeur est de 35000 à 45000 € par an, brut, hors primes, sachant que la recherche paye moins, l’industrie dans le bas de la fourchette, le conseil et la banque dans le haut. A l’étranger, ce montant peut être une fois et demi supérieur.

  9. Alain dit :

    Bonjour,

    René a raison dans ce qu’il avance car bâti sur du vécu. Le système éducatif est à 80 % catastrophique car inadapté à un pays qui veut se tourner vers l’extérieur. Le système de santé, j’en ai parlé plusieurs fois, c’est l’argent qui règne en maître. Quand à la corruption, elle est bien réelle, et ce, à tous les niveaux du pays.

    Maintenant, comme vous le dites, cela n’empêche pas un certain nombre de réussir Chinois et étrangers. ce sont toutefois dans les deux cas des personnes ayant assimilé la culture des règles cachés et autres spécificités Chinoises.

    Là où René est dans le vrai, et pour en revenir à l’article, c’est que plutôt que de critiquer tout en profitant du système, il préfère partir. Cela ne signifie nullement qu’un étranger qui vit en Chine ne doive en dire que du bien, mais à partir du moment où l’impression de négatif l’emporte sur le positif il faut avoir le courage d’ouvrir la porte et de sortir.

    La quantité d’étrangers qui ne sont pas obligés de rester parce qu’ils ont un canon de revolver sur la tempe étant largement majoritaire, si ça ne leur plait pas, « ils se cassent ».

  10. Nicolas dit :

    Re,

    Je n’ai jamais remis en cause ce que dit René. Je dis simplement que c’est surprenant de vouloir généraliser à partir de son seul vécu. Il y a d’autres points de vue. Sur la corruption, les Chinois eux-même reconnaissent que c’est un gros problème auquel ils n’ont pas encore de solution. Mais chez nous, ce n’est pas mieux : la France n’est pas très bien notée par les ONG; affaire Kerviel; crise des supbrimes aux Etats-Unis, etc.

    Quant au système chinois, il faudrait une étude. Mon métier est dans l’enseignement. Et il y a eu des échanges entre la Chine et la France en matière d’éducation. De nombreux enseignants sont allés comment marche le système chinois. Et d’après eux, le système scolaire chinois semble insister sur deux points : le goût pour les études et l’acquisition des connaissances. D’après nos participantes, il atteint globalement ses objectif. Le niveau est jugé très bon, voire excellent, et les élèves bien adaptés à ce qu’on leur propose. Le seul gros point noir concerne les effectifs : les classes ont 40 à 50 élèves, parfois même 70…

  11. Alain dit :

    Bonjour Olivier,

    Vous dites:
    « une taxe spéciale pour les sociétés étrangères et vous trouvez cela normal? »

    Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une taxe spéciale, mais de la remise à niveau de certains avantages qui étaient accordés aux entreprises étrangères.

    « Beaucoup se sentent trompés, on leur promet des free taxes si ils investissent dans telles ou telle coin, ils viennent monte leur usine et puis après quelques années juste ce qu’il faut pour comprendre le marché on leur met une taxe. »

    Je n’ai jamais lu un texte national ou local précisant une exonération de taxes, ce n’est ni dans les lois régissant les entreprises étrangères, ni dans les habitudes locales.

    « Enfin cela ne peut toucher que ceux qui font du business sur le territoire. »

    Il y a ceux qui disent faire du business en Chine, et ceux qui en font. Vous avez un certain nombre des premiers cités sur votre blog. Les créateurs de wofe virtuelles, etc …. Demandez leurs donc le moindre document officiel, vous serez surpris.

    La Chine, et le commerce en général, est une affaire non seulement de groupes importants, mais aussi de vrais professionnels. Par professionnels, j’entends des personnes ayant une réelle expérience dans ce domaine, et pas seulement un diplôme.

    Or, ces personnes, elles ne viendront pas se plaindre sur un blog, elles vont analyser le problème et le traiter. Publicis par exemple qui vient d’acquérir une nouvelle agence et qui compte faire des investissements directs est très au fait de la législation locale. Cela ne l’empêche pas de venir.

    Ensuite, les entreprises étrangères viennent en Chine pour gagner bien plus d’argent qu’elles ne pourraient le faire dans leur propre pays. Payer un peu plus ne changera donc pas grand chose pour elles. Je remarque de plus que durant les années ou le taux de TVA appliqué aux entreprises étrangères était bien plus faible que pour celles locales, les mêmes personnes ne trouvaient rien à redire.

    J’étais mort de rire en lisant une réponse sur votre blog qui concernait un « gros importateurs » d’une énorme WOFE, et qui se plaignait d’être écarté des appels d’offres nationaux: qu’il commence par lire la législation sur le commerce, il en apprendra beaucoup.

    Une grande partie des « pleureuses » ne sont en effet même pas concernées par ces mesures car travaillant en toute ou partie illégalité en Chine. Qu’elles s’estiment donc heureuses que la Chine accepte encore pour un temps ces travailleurs clandestins.

    « Les investissements étrangers sur le territoire sont considérés comme un enrichissement du pays. »

    Tout à fait, mais pas les investisseurs. le monde du commerce n’est as Celui des bisounours et n’est plus celui de la colonisation, c’est comme ça.

    C’est critiquable peut-être, mais comme je le disais, des personnes d’un aussi grand talent n’auront aucun mal à trouver un débouché dans un autre pays, voir le leur.

    Je sais que mon discours n’est pas porteur en terme d’audience auprès de certains, mais il y a longtemps que j’ai délaissé la brosse à reluire et que je ne suis plus la mode.

    Pour info, l’entreprise où je travaille se nomme Guangxi Hengxian Feyang Services Center, elle est officiellement déclarée en Chine. Il s’agit d’une SARL de famille 100 % Chinoise dont je ne suis qu’un salarié avec contrat de travail. Tous les documents officiels peuvent être envoyés sur simple demande. Pour ma part, je m’occupe des relations commerciales avec les pays francophones, donc pas que la France.

    Bonne journée

    Un petit oubli de ma part:

    cette mise à niveau était prévue depuis mars 2005, donc pas de quoi crier au scandale.
    http://www.industryweek.com/articles/china_gives_foreign_companies_5_years_to_pay_new_taxes_10116.aspx

    http://europe.chinadaily.com.cn/business/2010-12/03/content_11648893.htm

  12. Nicolas dit :

    Bonjour,

    Je voudrais apporter quelques infos sur l’éducation en Chine. Vous avez certainement entendu parler du classement PISA qui évalue les compétences des élèves de 15 ans dans 65 Pays. Pour sa première participation, la Chine (plus précisément Shanghai) se classe première, dans les trois catégories (lecture/compréhension de l’écrit; mathématiques, sciences) :

    http://www.24heures.ch/depeches/monde/systemes-educatifs-shanghai-1-classement-mondial-ocde

  13. Alain dit :

    Bonsoir Nicolas,

    Hélas, Shanghai n’est pas la Chine. Si de très bons établissements de quelques grandes villes rivalisent sans peine avec ceux occidentaux, il en est tout autrement du reste du pays. Le recrutement des enseignants y est pour beaucoup, les bons préférant naturellement exercer dans des lieux où ils seront mieux pays et mieux considérés.

  14. Nicolas dit :

    Bonjour Alain,

    Je n’ai pas vu votre réponse en entier. Je suis d’accord avec vous pour dire que Shanghai ne représente pas la Chine, c’est une vitrine. Même s’il existe plusieurs Chine, Shanghai donne une certaine idée de l’évolution future.

    Pour ce qui est de la Chine dans sa totalité, il y a un proverbe chinois qui dit : « Il faut dix ans pour cultiver un arbre, et cent ans un homme ». C’est cette caractéristique de longue haleine dans l’éducation qui rend moins évidents les changements, transformations et les efforts de ce pays. Les réformes sont récentes. Pour les évaluer et mesurer leurs performances, il faut attendre encore trente ans. Comme Shanghai est le laboratoire, on a déjà un avant goût.

  15. Pascal Tran dit :

    Bonjour,

    En lisant cet article je ne peux que réagir quand au coté primaire de votre raisonnement.
    Je pense que tout étranger vivant en Chine ne souhaite pas que les taxes augmentent, à moins qu’il ait une société à capitaux 100% chinois ou qu’il ait des réseaux solides.

    Je trouve que le fait de jubiler sur le fait que des étrangers et des capitaux vont partir de Chine est assez malsaints. Mon commentaire ne sera surement pas publié, mais sachez que vous ne vous ferez pas que des amis en chantant de tels paroles.

  16. Alain dit :

    Pascal Tran,

    Je ne vois pas pourquoi votre commentaire ne serait pas publié, mais bon …

    Raisonnement primaire, oui sans doute puisque basé sur un principe simple: ceux qui gagnent beaucoup d’argent doivent payer plus de taxes que les autres.

    Ensuite, malgré ce qui a été annoncé, ces taxes ne sont pas crées pour les entreprises étrangères puisqu’elles existent depuis fort longtemps mais n’étaient appliquées qu’aux seules sociétés locales.

    Durant des années, les sociétés étrangères ont bénéficié d’un abattement de TVA, ce qui les rendaient plus concurrentielles que leurs homologues Chinoises, je ne les ai pas alors entendu se plaindre.

    Le montant de ces taxes est totalement minime et si elles mettent en danger l’équilibre financier de certaines entreprises, c’est que celles-ci avaient déjà un équilibre précaire.

    Si des sociétés viennent en Chine, c’est parce qu’elles y trouvent des avantages, il est donc normal qu’elles contribuent en contrepartie à la vie du pays.

    Le coup du : « On va partir » est une chanson connue à chaque fois que quelque chose allant à l’encontre des avantages donnés aux étrangers. Cela se traduit en principe par un grand flop car les points positifs sont encore largement majoritaires.

    Pour finir, si j’écrivais pour me faire des amis ou être dans la ligne du « bien-pensant », je le ferai à l’encontre de mes convictions.

    Bonne continuation et bénéfices.

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