Hukou à Pékin : un pas de nain pour un géant
Les migrants de la capitale pourront être malades au même prix que les résidents officiels. Telle est à quelque chose près la seule mesure qui ressort suite à plusieurs réunions entre les responsables locaux. Si quelques autres « mesurettes » telles qu’un accès plus aisé à l’emploi et aux secteurs sociaux viennent agrémenter ce projet de texte, il manque l’essentiel.
Rien ne changera en effet pour ce qui touche au logement ou à l’acquisition d’un véhicule, non pas par oubli de la part des responsables, mais parce que ces points ont été clairement écartés de ce qui est bien plus un aménagement de façade qu’une réforme même superficielle.
Les migrants devront donc toujours payer plus cher pour se loger, pour scolariser leur enfant qui devra ensuite aller passer ses examens dans son lieu d’origine. Pour ces habitants de seconde zone la Chine à plusieurs vitesses n’est pas une simple forme de langage, mais une réalité quotidienne connue et reconnue de tous. Quelque le nombre d’années passées dans la capitale, ils restent des migrants dont l’économie locale a besoin sans pour cela légaliser ces personnes qui subissent de fait une double punition. Obligés de quitter leurs régions natales pour tenter de gagner un peu plus que ce qu’ils pouvaient espérer localement, les migrants se retrouvent à payer plus cher bien des services pour la simple raison qu’ils n’ont pas eu la chance de naître à Pékin.
Si à une époque il était possible de payer officieusement pour cette légalisation, le coût de ces relations a atteint un tel niveau qu’il est hors de portée de la plupart de ces personnes. Seuls les plus fortunés parviennent à contourner les lois, soit ceux que ces restrictions touchaient déjà le moins et qui se « naturalisent » pour faire plus propre sur eux après avoir pris l’accent local qui convient.
Mesure décevante donc que cette simagrée de réforme qui non seulement ne satisfera pas les intéressés, mais les enfonce encore davantage dans leurs différences.
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San Shuo, une Miao au pays des Zhuang Ce roman tiré d’une histoire vraie n’a rien d’un dépliant touristique en ayant pour objectif tant de retracer ce qu’a été la vie de cette Miao du Guangxi, que l’environnement dans lequel elle a évolué. Parce qu’en Chine les gens se parlent beaucoup, j’ai tenu à ce que les personnages de ce livre soient les plus vivants possible et les plus proches de la réalité. Les mots employés sont simples parce que tant les miens que ceux utilisés par les habitants de ces contrées dont une bonne partie sont davantage passés devant l’école qu’ils y sont entrés. C’est d’ailleurs sans doute ce qui me plait le plus dans ce pays qui se traduit par une simplicité dans les dialogues quotidiens permettant de résoudre des situations pourtant souvent Cliquez ici pour découvrir San Shuo, une femme autant étonnante que détonante.
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C’est expliqué au début de l’article: les autorités de Pékin ont très légèrement modifié la loi concernant les migrants. On est encore très loin d’une quelconque égalité.
Pas tres clair. De quelle mesure parles-tu?