Élec­tions muni­ci­pa­les : 22 milliards d’économies sur une seule jour­née

Il est régu­liè­re­ment repro­ché aux Fran­çais de deman­der trop à l’État. Avec une écono­mie de 22,5 milliards d’euros sur la seule jour­née de diman­che, ils vien­nent de démon­trer leur atta­che­ment à la bonne gestion des finan­ces publi­ques.

falconComment ? En 2012, 1,5 million de Fran­çais ont voté par procu­ra­tion. Pour une bonne partie d’entre eux, ce vote à distan­ce se justi­fie par l’éloignement du lieu où ils sont inscrits. Cette démar­che aujourd’hui simple semble toute­fois être igno­rée par le premier des Fran­çais : le Prési­dent de la Répu­bli­que. C’est en effet en Falcon que Fran­çois Hollan­de est allé voter à Tulle pour rejoin­dre aussi­tôt après l’Élysée. Il est vrai qu’il y avait le feu à la maison, mais en règle géné­ra­le les pompiers ne sont pas coif­fés du casque des conduc­teurs de scoo­ter.

Le coût du voya­ge est de 15 000 €, ce pour un aller-retour en jet n’ayant aucun lien avec la fonc­tion prési­den­tiel­le. Comme pour ce qui concer­ne sa vie privée, Fran­çois Hollan­de agis­sait en tant qu’individu normal, la voix d’un ouvrier ou d’un prési­dent de la Répu­bli­que ayant le même poids dans l’urne.

Si chaque citoyen « normal » éloi­gné de son domi­ci­le en avait fait de même au nom de l’égalité des citoyens en devoir et en droit, il en aurait donc coûté : 15 000 € X 1 500 000 élec­teurs soit 22,5 milliards d’euros. Pas très normal tout cela et très éloi­gné des promes­ses élec­to­ra­les, mais çà la majo­ri­té des Fran­çais l’a compris comme le démon­trent les résul­tats du premier tour.