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Comment devenir riche en Chine ?

chineAu risque de décevoir certains, il faut de suite remarquer que le titre de cet article se termine par un point d’interrogation, ce qui sous-entend qu’il s’agit d’une question à laquelle je n’ai pas la réponse.
J’écarte volontairement du sujet les salariés de société chinoises ou étrangères ou encore les grands groupes multinationaux pour ne m’intéresser qu’à ceux qui ont pensé ou pensent faire fortune en Chine. Quoique dans le cas de certains groupes, et suite tant à l’affaire Danone-Whahaha qu’aux rumeurs de départ de Carrefour, il n’est pas impossible que mes impressions puissent être également applicables dans ce cas.
Ces dernières années, il a en effet été fait beaucoup de bruit autour d’un nouveau marché commercial d’envergure, qui s’ouvrait enfin vers l’occident, fort de son milliard 300 millions d’habitants, la Chine. Il s’avère qu’aujourd’hui ce marché est loin et même très loin d’être celui que certains pensaient, particulièrement pour les « chercheurs d’or » ou autres personnes désireuses de faire rapidement fortune.

Si les raisons sont nombreuses et complexes, on peut dire aujourd’hui, que mis à part les cas cités plus haut, de nombreux étrangers résident en Chine y vivent, plus ou moins bien, et parfois ne font qu’y survivre. Il parait donc intéressant de voir les raisons de cet échec relatif, surtout  en rapport des espérances de certains.
Premier élément à assimiler, un étranger en Chine reste et restera un étranger tant aux yeux de la population que des diverses administrations ; l’intégration, tout en restant aisée, ne fondra jamais un Occidental dans la masse du tissu économique chinois.

Au titre d’étranger, vous n’aurez jamais les mêmes droits que les Chinois, mais par contre toutes les obligations et contraintes et parfois même de façon supérieure, même si les textes régissant le commerce international soutiennent le contraire.
Vient ensuite le fait que la Chine n’est pas, et de loin, un paradis fiscal et impose fortement tant les revenus personnels que ceux des sociétés. Pour ce qui est justement des sociétés commerciales, les Chinois sont bien plus intéressés par des investisseurs importants que par l’expatrié qui va ouvrir un restaurant dans une rue passante de la capitale.

Créer une société commerciale demande de plus un capital social souvent important dont ne disposent pas un grand nombre des prétendants étrangers, du moins ceux qui y viennent à titre personnel, d’autant plus que ce capital social peut être arbitrairement fixé par l’administration chinoise. Ajoutez à cela les difficultés administratives rendant complexe et parfois opaque une telle création, ce qui conduit certains à se voir obliger de passer par des guanxi (relations) onéreux. Il existe bien le système des joint-ventures, mais encore faut-il être bien sûr de son partenaire chinois, le contraire s’étant avéré parfois périlleux (voir Whahaha).
En dehors de ces structures commerciales et juridiques, ne reste à l’expatrié désirant travailler et vivre en Chine que la voie de la clandestinité plus ou moins déguisée. Il ne s’agit en aucun cas d’une critique à l’encontre de ces personnes, mais d’une simple constatation qui fait qu’un certain nombre de ces personnes, sous le couvert de leur union avec une Chinoise vont pouvoir créer leur petit commerce, sous l’œil bienveillant des autorités Chinoises qui laissent faire tant que ce phénomène ne prend pas une trop grande ampleur.

Cela étant posé, il est temps de regarder si cet immense marché existe réellement, même s’il aurait été préférable de le vérifier auparavant, histoire d’éviter un certain nombre de déconvenues et de désillusions. Pour ma part, je répondrai à cette question NON, du moins pas encore et à mon avis surement jamais ou pas avant des décennies. Vous pouvez bien entendu monter votre restaurant Français et servir la soupe aux quelques expatriés qui viendront chez vous quand ils ont le mal du pays, mais s’il s’agit de travailler avec des occidentaux, autant y rester, car bien plus nombreux. Mis à part la cuisine où il s’avère bien souvent que les Chinois ne sont pas de grands aventuriers en termes de tests culinaires, vous pourrez tenter d’importer quelques produits du terroir, mais vous allez vous heurter à ce moment-là à la législation Chinoise particulièrement stricte où là aussi, vous devez passer par les réseaux relationnels payants pour contourner ces barrières.

Il faut ensuite savoir que le chiffre de la clientèle potentielle est très éloigné de celui souvent présenté, cette clientèle se concentrant souvent sur quelques mégapoles déjà largement alimentées en établissements étrangers. Quand bien même auriez-vous l’idée du siècle que vous seriez rapidement copiés par un de vos anciens employés qui aidé par votre propre fichier client n’aura aucun mal à faire venir à lui ses compatriotes qui préfèreront toujours un autochtone à un « étranger venu manger le pain des Chinois ».
Il en est de même pour le cas du vin où là également beaucoup d’espoirs se sont révélés être des échecs patents. D’abord aux mains de quelques gros négociants français peu scrupuleux sur la qualité, ce marché a été gâché par ceux-ci et en donnant une image parfois détestable du vin français face à des produits chinois en constante amélioration. Les Chinois ne boivent que déjà peu de vin, limitant ainsi naturellement ce marché, et certaines expériences n’ont pas été pour eux en rapport avec les espérances qu’ils fondaient dans un produit aussi réputé.

En ce qui concerne les parfums et cosmétiques, les grands groupes sont présents depuis longtemps et mis à part quelques marchés de niche, il n’existe que peu de place face à des produits chinois de plus en plus présents, du moins en quantité.
Il existe toutefois des secteurs à exploiter où notre savoir-faire est encore certain comme le traitement des déchets et tout ce qui touche à l’environnement, les autorités désirant rattraper rapidement leur retard, mais là aussi, il va falloir faire vite tout en sachant que ce marché sera éphémère, car les Chinois apprennent vite.
Si certains pays s’en sortent mieux que nous, cela est souvent dû à la spécificité même des produits proposés, comme l’Allemagne avec ses machines-outils, mais également en raison du paravent dressé entre ce pays et le nôtre par un certain nombre de responsables politiques idéologisés et des multinationales qui désiraient se réserver un marché qui semblait prometteur.

Certains trouveront ce tableau sans doute trop noir et n’incitant pas à tenter l’aventure alors qu’il ne s’agit que de simples constatations destinées au contraire à ne pas nourrir des illusions qui s’avèreraient être des rêves d’enfants. L’accès à ce marché est déjà difficile pour les Chinois eux-mêmes, qui sont souvent les premiers à être déçus et cela ne peu qu’être le cas pour des personnes ne voyant de loin qu’un potentiel qui dans la réalité n’existe pas aujourd’hui.
Rien ne peut toutefois remplacer une expérience, la vôtre en l’occurrence et je ne peux que vous conseiller de venir nombreux tenter votre chance.

Cet article a également paru sur : rédacteur Agoravox

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  • Frostmourne79
    je viens de lire cet article, je vie en Chine depuis 3 ans et j'ai ouvert 2 Entreprises ( je précise être marié avec une Chinoise ), je commence a bien gagner ma vie.
    J'ajouterai seulement que le texte est toute foie 100 % vraie venir en Chine nécessite un dont de soit un un tempérament hors norme est particulier si on veux réussir, seul c quasiment impossible ...

    Bonne chance a tout ceux qui prévois de venir s'installé ici, hors de la France tout reste possible ( j'aurai jamais pus être patron en France par exemple, même et surtout marier ) .
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