La Chine inven­te les enfants lava­bles en machi­ne

machineEn dehors du titre volon­tai­re­ment ironi­que, le reste de cette histoi­re appa­raît aussi trou­ble que lugu­bre. Des parents rési­dant dans le Jiangxi regar­dent un DVD alors que leurs deux filles jouent dans l’appartement. L’une a 4 ans et l’autre 2 de moins. Une dispu­te écla­te entre les époux, ce qui lais­se les deux enfants livrés à eux-mêmes. Plusieurs minu­tes plus tard, la mère décou­vre ses deux enfants dans la machi­ne à laver. La plus âgée est déjà morte et la secon­de décé­de­ra quel­ques minu­tes après son admis­sion à l’hôpital.

Bien que ce genre d’accidents ne soit pas une rare­té en Chine avec des enfants se coin­çant dans le tambour de la machi­ne, les cas mortels sont raris­si­mes. Ce sont de plus deux enfants d’un coup qui sont décé­dés, ce qui n’est pas sans trou­bler tant la poli­ce que les habi­tants de Nanchang. Une enquê­te a été ordon­née et devrait sous peu éclair­cir certains points parti­cu­liè­re­ment étran­ges. D’après la mère, les enfants auraient utili­sé une peti­te chai­se pour se glis­ser ensui­te dans la machi­ne. Si le premier enfant peut y parve­nir malgré ses 1 mètre, il a fallu que le deuxiè­me piéti­ne sa sœur pour se faire une place. Or les parents disent n’avoir enten­du aucun bruit suspect ou pleurs, ce qui est déjà étran­ge.

Vien­nent ensui­te les ques­tions d’ordre tech­ni­que. Ce modè­le de machi­ne est doté d’un systè­me élec­tro­ni­que faisant qu’elle ne peut se mettre en route que lorsqu’un mini­mum d’eau est présent. Une sécu­ri­té empê­che ensui­te le démar­ra­ge en cas de surchar­ge. Or cette machi­ne est prévue pour 5 Kg de linge alors que le poids des deux enfants était supé­rieur à 30. Il exis­te bien une fonc­tion permet­tant de la faire tour­ner à vide, mais deman­de l’appui simul­ta­né sur deux touches en supplé­ment de la ferme­tu­re du couver­cle. Comment les enfants entas­sés dans la machi­ne ont-ils fait pour appuyer sur les deux boutons avec le couver­cle fermé, suite indis­pen­sa­ble à la mise en marche ? Person­ne n’a pour l’instant la moin­dre répon­se. Plusieurs témoi­gna­ges ayant rappor­té de fréquen­tes dispu­tes au sein du couple, certains habi­tants penchent pour un acte volon­tai­re d’au moins un des époux.

A l’heure actuel­le, la poli­ce en colla­bo­ra­tion avec le construc­teur tente de s’assurer qu’aucune manœu­vre de la part des enfants n’a pu mettre la machi­ne en marche. Si la thèse de l’accident n’est pas tota­le­ment écar­tée, les enquê­teurs émet­tent de sérieux doutes en ce qui concer­ne les décla­ra­tions des parents.