Boeing de la Malay­sia Airli­nes : les médias se recy­clent dans la voyan­ce

malaysiaQuel que soit le pays, les médias ont ce don de remplir les vides avec des suppo­si­tions piochées ici et là et ce souvent sans en véri­fier le fonde­ment. Le Boeing de la Malay­sia Airli­nes dispa­ru depuis bien­tôt 4 jours n’échappe pas à cette règle faisant des médias des jour­naux d’annonces pour voyan­tes.

Du fait qu’ils ne savent rien, ce dont ils ont horreur sauf quand on leur ordon­ne, les médias brodent une version quoti­dien­ne de ce qui est surve­nu à l’appareil. C’est ainsi que l’on a eu droit à :

  • Un problè­me tech­ni­que ayant causé la désin­té­gra­tion de l’appareil
  • L’incontournable thèse de l’attentat renfor­cé par la présen­ce de 2 ou 4 person­nes utili­sant de faux passe­ports. Hypo­thè­se renfor­cée par le fait que deux d’entre elles étaient des Iraniens.
  • Le détour­ne­ment comman­di­té dans le but de récu­pé­rer les orga­nes des passa­gers
  • L’erreur de pilo­ta­ge provo­quée par une partie de jambes en l’air dans la cabi­ne. Une jeune femme a en effet fait part de sa visi­te dans le cock­pit sur invi­ta­tion pres­san­te du copi­lo­te lors d’un vol précé­dent. Il s’avère que ce « Don Juan » est celui qui se trou­vait aux comman­des de l’avion dispa­ru.
  • L’avion avait dû être répa­ré après qu’une aile ait été déchi­rée
  • Inter­pol ne croit pas à l’attentat
  • Le FBI n’écarte pas cette possi­bi­li­té
  • Une fissu­re vient d’être consta­tée sur un appa­reil iden­ti­que

Telles sont les diver­ses prédic­tions ne repo­sant sur rien, mais permet­tant de tenir en halei­ne les télé­spec­ta­teurs, le tout entre deux annon­ces publi­ci­tai­res sur les prochai­nes vacan­ces. Comme disait Colu­che dans un de ses sket­ches : « Quand on n’en sait pas plus que cela et que ce n’est même pas sûr, on ferme sa gueu­le. Ce qui est par contre certain est que toutes les pistes ayant été avan­cées, l’une d’entre elles se révé­le­ra obli­ga­toi­re­ment exac­te et donne­ra nais­san­ce à quel­ques « experts » invi­tés d’office après cette vision très profes­sion­nel­le à l’occasion de la prochai­ne catas­tro­phe.