Ache­ter ou louer : les Chinois commen­cent enfin à se poser la ques­tion

La tradi­tion veut que l’on soit proprié­tai­re de son loge­ment. Cela ne date d’hier puisqu’est inti­me­ment lié à la notion de famil­le. Une maison = une famil­le et l’inverse est tout aussi vrai, ce qui a valu à la loca­tion d’être long­temps asso­ciée à un manque de moyens finan­ciers. S’ajoute la spécu­la­tion qui ces derniè­res années a pous­sé de nombreux Chinois à ache­ter un loge­ment pour le reven­dre quel­ques mois plus tard en empo­chant une impor­tan­te plus-value.

Aujourd’hui, les prix ont telle­ment augmen­té que la plupart des loge­ments sont inac­ces­si­bles à bon nombre de Chinois et que les béné­fi­ces espé­rés se trans­for­ment souvent en perte finan­ciè­re. Partant du prin­ci­pe que les fonds initia­le­ment desti­nés à un place­ment immo­bi­lier peuvent être placés dans des secteurs de l’économie aussi renta­bles et plus sûrs, la loca­tion atti­re de plus en plus de couples, surtout dans les jeunes géné­ra­tions. Le problè­me est que long­temps réser­vés aux person­nes les moins fortu­nées, les loge­ments loca­tifs sont rares du fait d’une faible renta­bi­li­té. Vu la deman­de de ce côté et la bais­se des deman­des pour un achat en plei­ne proprié­té, de nombreux promo­teurs limi­tent la casse en propo­sant à la loca­tion des appar­te­ments initia­le­ment prévus pour être vendus.

Il ne manque plus qu’une légis­la­tion enca­drant les droits et obli­ga­tions des deux parties et tout sera pres­que parfait dans ce domai­ne. Rendez-vous dans… 5 ans, lors­que les conflits entre loca­tai­res et proprié­tai­res auront causé assez de problè­mes.