8 mars : il et elle, pour­vu que ça dure

homme-femme« L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour tous et toutes » est le thème choi­si pour cette jour­née du 8 mars tradi­tion­nel­le­ment dédiée aux femmes. Dans un pays comme la Fran­ce, les lois se succè­dent pour impo­ser ce que la natu­re n’a pas jugé bon de créer, c’est-à-dire un nivel­le­ment des diffé­ren­ces exis­tant entre les sexes. Si la tendan­ce actuel­le se pour­suit, on peut même prédi­re la dispa­ri­tion de cette notion de sexe et à plus long terme celle de la race humai­ne.

Il y a bien sûr les déra­pa­ges d’une mino­ri­té assi­mi­lant leur conjoint à un punching-ball ou à un objet de consom­ma­tion dont le prix est fixé en fonc­tion de l’offre et de la deman­de ou qu’ils pren­nent de force. Suivent ensui­te les ségré­ga­tions dans le domai­ne des salai­res. Il s’agit là d’un des rares domai­nes où la loi a eu un impact, mais qui a deman­dé de longues années de débat faute de réel­le volon­té poli­ti­que. Un gouver­ne­ment est capa­ble d’imposer le maria­ge pour tous en quel­ques mois, mais éprou­ve les plus gran­des diffi­cul­tés lors­que cela concer­ne des person­nes « plus ordi­nai­res ».

Une paren­thè­se pour en finir avec le maria­ge pour tous et qui se desti­ne aux « cathos pur sucre », mais égale­ment adora­teur s du Dalaï-lama. À l’occasion d’une récen­te inter­view donnée à un média améri­cain, le « Saint homme » est monté sur sa tradi­tion­nel­le plan­che de surf afin de plai­re à son public. Il s’est en effet pronon­cé pour les unions offi­ciel­les entre homo­sexuels, ce toute­fois en dehors de ceux prati­quant la reli­gion qu’il dit repré­sen­ter. Cela signifie-t-il pour autant qu’il n’y a pas d’homosexuels à la CIA ? Ni plus, ni moins que dans une reli­gion où l’on enrô­le et forma­te des enfants dès le plus jeune âge. Fin de la paren­thè­se …

Pour en reve­nir aux femmes, l’histoire est remplie d’exemples démon­trant qu’elles n’ont pas toujours atten­du après une loi élec­to­ra­lis­te pour exis­ter. Si Camil­le Clau­del a souf­fert de l’ombre pesan­te de Rodin, Marie de Médi­cis a employé des moyens loin d’être tous ortho­doxes pour se débar­ras­ser des person­nes gênan­tes. Plus récem­ment, c’est un homme parmi les plus puis­sants qui est tombé en raison de ses pulsa­tions sexuel­les. Cette réac­tion de l’ancien direc­teur du FMI aurait-elle été la même face au garçon d’étage ? Rien de moins sûr, ce qui le range dans la caté­go­rie des sexis­tes si l’on respec­te l’idéologie du moment. Notre prési­dent actuel doit-il subir les foudres de l’opinion publi­que parce qu’il éprou­ve plus de désir face à une femme qu’à un homme ? Logi­que­ment oui en suivant le raison­ne­ment qu’il défend, mais n’applique pas à son propre compor­te­ment.

Parce que les femmes sont un complé­ment essen­tiel de la vie d’un homme et vice-versa, vouloir modi­fier cet équi­li­bre natu­rel relè­ve de la pure folie. L’homosexualité exis­te de tout temps, ce comme l’inceste ou le viol. Bien que connues, ces prati­ques ont été long­temps igno­rées afin qu’elles conser­vent leur aspect mino­ri­tai­re. Vouloir en faire une ligne de condui­te revient à jouer les appren­tis sorciers en supplé­ment de culpa­bi­li­ser ceux restés non pas sur une droi­te ligne, mais dans une norma­li­té natu­rel­le.

Dans la vie de couple, l’homme et la femme ont des rôles distincts et des attri­bu­tions commu­nes. Ces fonc­tions ont été attri­buées par la natu­re avec pour fonde­ment tout ou partie de la vie en commun. Elles n’ont que peu évolué au cours des siècles en n’étant que super­fi­ciel­le­ment modi­fiées par les socié­tés.

Les plus gran­des victoi­res des femmes ne provien­nent que très mino­ri­tai­re­ment du vote d’une loi. Il est d’ailleurs ainsi du droit de vote qui leur a été accor­dé en 1945 afin de souli­gner leur enga­ge­ment lors de la guer­re. 1945, c’est hier et a précé­dé de nombreux autres combats menés par des femmes, que ce soit au plein ou dans l’ombre de leur mari. Ce que je voulais faire sentir au travers de cet arti­cle passa­ble­ment décou­su est que dans leur immen­se majo­ri­té les femmes n’ont jamais atten­du après une déci­sion poli­ti­que pour réel­le­ment exis­ter.