28 millions de tonnes d’œufs, ça fait une très gros­se omelet­te

omeletteCes 28 millions de tonnes permet­tent à la Chine d’assurer une premiè­re place occu­pée depuis 1985. Au point de vue de la consom­ma­tion, la Chine se clas­se au second rang avec 18 kg d’œufs par an et par habi­tant, le Mexi­que lui ravis­sant la premiè­re marche avec un peu plus de 21 kg.

Malgré l’apparente bonne santé de ce secteur de l’agroalimentaire, la Chine souf­fre d’un mal couram­ment répan­du dans le pays qu’est le défi­cit d’industrie de trans­for­ma­tion. En partie dû à une forte tradi­tion de consom­ma­tion, l’industrie ne trai­te que 1 % de la produc­tion des œufs, 10 % englo­bant les expor­ta­tions et les pertes lors du stocka­ge. De la même maniè­re que les Chinois consom­ment majo­ri­tai­re­ment les légu­mes à l’état frais, les œufs sont utili­sés tels quels alors qu’en Occi­dent ils servent de base à de très nombreu­ses produc­tions. S’il exis­te en Chine des œufs conser­vés depuis plusieurs décen­nies et deve­nant une spéci­fi­ci­té culi­nai­re, le manque de trans­for­ma­tion nuit à la renta­bi­li­té de ce secteur en n’apportant que peu de plus-value.

Faute de produits trans­for­més dispo­ni­bles loca­le­ment, la Chine en impor­te la plus gran­de partie alors que les expor­ta­tions d’œufs augmen­tent annuel­le­ment d’environ 20 %. Cette situa­tion n’est pas sans souli­gner le manque d’adaptation du secteur agri­co­le dans son ensem­ble avec une deman­de inté­rieu­re en haus­se, mais une indus­trie inca­pa­ble d’y répon­dre par manque de struc­tu­res indus­triel­les.

Si en Chine on trou­ve des œufs partout, ces derniè­res années ont vu la mise sur le marché de faux œufs réali­sés sur des bases 100 % arti­fi­ciel­les. La décou­ver­te de cette contre­fa­çon n’a fait que renfor­cer la méfian­ce des consom­ma­teurs en venant s’ajouter à d’autres déra­pa­ges touchant au secteur alimen­tai­re. Pour être certain qu’un œuf ne rebon­dit pas tel une balle de ping-pong, le mieux est de le casser. C’est donc très logi­que­ment que la recet­te qui suit trou­ve sa matiè­re dans de vrais œufs et une simpli­ci­té ne l’empêchant pas d’être un véri­ta­ble déli­ce.